En raison d’une multiplicité de facteurs tels que les conditions socio-économiques défavorables, l’instabilité politique, les conflits et les troubles civils, les migrations ont augmenté sur le continent africain et, pour certaines communautés, la migration est devenue une stratégie de survie. 

Au cours des dernières années, l’Afrique a été le témoin de l’évolution des modes de migration, un phénomène devenu à la fois dynamique et extrêmement complexe. Cela se reflète dans la féminisation de la migration; une augmentation du nombre de jeunes en mouvement et une recrudescence des flux migratoires irréguliers, qui incluent la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Pourtant, si elles sont gérées de manière cohérente, les nations et les régions peuvent tirer parti des liens entre la migration et le développement alors que le continent s’efforce de réaliser les idéaux de l’Agenda 2063; et le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique (2018–2030) est l’un des cadres continentaux qui offrent au continent une excellente occasion d’y parvenir. 

Le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique (2018–2030) et son Plan d’action est une révision du Cadre de politique migratoire de l’UA (MPFA) adopté en 2006 à Banjul, en Gambie. Similaire à son prédécesseur, le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique (2018–2030) fournit des orientations politiques globales aux États membres de l’UA et aux communautés économiques régionales (CER). En plus de fournir des lignes directrices dans neuf (9) domaines thématiques, à savoir : 
Gouvernance de la migration; Migration de la maind’œuvre et l’éducation; Engagement de la diaspora; Gouvernance frontalière; Migration irrégulière et Déplacement forcé; Migration interne; Migration et commerce; et d’autres questions transversales, le cadre révisé reflète les dynamiques migratoires actuelles en Afrique et offre un cadre stratégique pour guider les États membres et les CER dans la gestion des migrations. 

Le Plan d’Action annexé au MPFA (2018–2030) documente les activités qui seront entreprises par la Commission de l’UA au cours de la période pour faciliter la gestion cohérente des migrations sur le continent dans le cadre du nouveau MPFA. En se concentrant sur des thèmes spécifiques ou des aspects des thèmes identifiés dans le MPFA, le plan d’action prend en considération le travail qui est déjà en cours sur le continent, cherchant à créer des synergies avec les institutions qui travaillent sur les activités identifiées. Ensemble, le MPFA (2018–2030) et son plan d’action, le Protocole au Traité instituant la Communauté économique africaine (Traité d’Abuja 1991) relatif à la libre circulation des personnes, le droit de résidence et le droit d’établissement, et le Protocole du Traité d’Abuja de 1991 instituant la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) marque un engagement à utiliser pleinement et exploiter les opportunités socio-économiques en Afrique à travers la gestion de la mobilité pour exploiter le potentiel de développement de l’Afrique. 

Compte tenu de ce qui précède, la Commission de l’UA demande aux États membres et aux communautés économiques régionales d’adopter le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique dans leurs efforts de promouvoir la gestion et la gouvernance des migrations dans leurs pays et régions respectifs.

H. E. Mrs. Amira Elfadil / Commissioner for Social Affairs



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