Un étudiant âgé de 21 ans a été retrouvé égorgé, dimanche soir, dans sa chambre à la cité universitaire de Ben Aknoun, dans la wilaya d’Alger, a-t-on appris ce lundi de sources concordantes. 

Selon les mêmes sources, le dénommé « Assil », originaire de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, se rendait dans sa chambre à la résidence universitaire Taleb-Abderrahmane-2, à Ben Aknoun sur les hauteurs d’Alger, quand deux individus inconnus de l’établissement s’y sont présentés, l’auraient égorgé et pris les clés de sa voiture.

Le corps sans vie du jeune étudiant en troisième année de médecine à la faculté d’Alger a été retrouvé par ses camarades, gisant dans son sang, précisent les mêmes sources, ajoutant que les deux suspects, ayant pris la fuite après avoir commis leur crime, ont laissé une inscription homophobe en anglais sur le mur, écrite avec le sang de la victime.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hedjar, s’est rendu sur les lieux du crime. À son arrivée, il a été assiégé par des étudiants en colère. Une enquête a par ailleurs été diligentée par les services de la gendarmerie nationale pour faire la lumière sur ce meurtre, a-t-on encore appris des mêmes sources.
Assil, étudiant en 3e année médecine, a été retrouvé égorgé dans sa chambre à la cité universitaire au campus universitaire Taleb Abderrahmane de Ben Aknoun à Alger avec la mention « he is gay » (il est homosexuel) inscrite avec son propre sang sur la porte de sa chambre. Il a été tué parce qu’il était homosexuel.
Ce crime a été commis deux semaines après des déclarations de M. Laidouni (haute magistrature) et de M. Ouyahia (premier ministre) prenant position contre la décriminalisation de l'homosexualité en Algérie face à des associations des droits humains et les ONG au nom de « la défense des valeurs et fondements du peuple algérien ».
Assil a été victime de l’homophobie institutionnelle et du climat de populisme qui se développe au sommet de l’état, climat qui a vu également une banalisation des actes racistes et de la négrophobie. Humilier et brutaliser des noirs puis partager sur Instagram en toute impunité d’un côté, égorger un jeune homme homosexuel de l’autre, tout cela pendant qu’à la tête de l’état règne la crapule, la dépravation et la corruption cachées derrière une bigoterie de façade et une soi-disant défense de l’Algérie.





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