Les images du boxeur Christophe Dettinger ont affolé les médias mainstream et le soutien populaire qui s’en est suivi en disent long sur la détermination du mouvement des gilets jaunes et la radicalité qui s’élève face aux violences policières. 

Un poids lourd face au deux poids deux mesures 
Deux boxeurs ont fait la une ce week-end : un chez les gilets jaunes et un chez les flics. Le commandant de police de Toulon, Didier Andrieux, s’est illustré par deux passages à tabac lors de la manifestation des gilets jaunes, dans des corps à corps contre des manifestants sans défense. Lui ne risquera rien, il a été blanchi par le procureur, malgré ses violences avérées et répétées. Aujourd’hui, la justice poursuit Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel et gilet jaune qui a osé affronté des gendarmes suréquipés. Le geste de Christophe Dettinger ressemble ainsi à celui de nombreux gilets jaunes qui se battent pour leur avenir et celui de leurs enfants. 

Depuis le début du mouvement la répression, sous de multiples formes, est ainsi utilisée pour tenter de stopper la mobilisation par la peur. Dans ce cadre, la question que pose l’affaire Dettinger est celle de la réponse à apporter aux agressions systématiques des forces de l’ordre, violentant les manifestants. Source  
« Lundi après-midi, une cagnotte de soutien à l’ex-boxeur professionnel a connu un succès fulgurant sur le site Leetchi.com, qui permet aux internautes de mutualiser leurs dons. Créée par un certain Nicolas Alves, qui serait un ami de Dettinger, cette cagnotte est présentée comme “la seule et unique officielle validée par sa famille”. Dès sa mise en ligne ce lundi, le succès est massif. À 15 heures, le compteur affiche déjà 16.000 euros. Deux heures et demi plus tard, à 17h30, la levée de fonds réunit près de 2.000 donateurs, pour une somme approchant les 35.000 euros. En début de soirée près de 3.000 donateurs avaient manifesté leur soutien à Christophe Dettinger. Pour un montant total dépassant 50.000 euros ! Théoriquement ouverte pendant encore… 43 jours, la levée de fonds destinée à l’ancien boxeur pourrait rapidement atteindre des sommets totalement inattendus lors de sa création. » (Source : capital.fr
Pour relativiser la violence d’un Dettinger, qui fait visiblement peur aux autorités du pouvoir visible et du pouvoir profond car il est l’incarnation de la force brute du peuple. D’ailleurs, le peuple ne s’y trompe pas : la cagnotte de soutien à Dettinger dépasse les 120000 euros. Si l’on organisait une cagnotte pour Castaner, on ne dépasserait pas les 10 euros. C’est donc un gouvernement impopulaire qui s’impose et qui s’oppose à tout un peuple en lutte et à ses symboles : Drouet menacé par la justice, Chouard sali dans les médias dominants, Dettinger traité de criminel... La différence entre un Dettinger et un Castaner c’est que le premier est populaire et le second impopulaire. Source 

Une « guerre », une « insurrection », une « ‘révolution », cela se gagne en gagnant les cœurs. 
Les cimetières de l’histoire sont remplis de victoires militaires et de défaites politiques. On gagne la guerre, on perd la paix… ce qui revient au bout du compte à perdre la guerre. Regardez l’Irak, l’Afghanistan. Autant de guerres modernes gagnées et de paix perdue. Puis, inévitable, après des milliers de morts pour rien… le retrait ! On gagne contre une insurrection, en coupant les sources d’alimentation de l’insurrection concernée, pas en matraquant aveuglément. Croire que la répression viendra à bout d’une insurrection est d’une bêtise insondable. Même en Algérie, avec torture et tout le tremblement, l’insurrection l’a remportée. 

Macron a perdu les cœurs
Les forces de l’ordre, police comme gendarmerie, perdent également le soutien populaire, et c’est très clair. Cela n’est pas souhaitable, car encore une fois, l’ordre est une nécessité, mais quand la police confond maintien de l’ordre avec maintien au pouvoir, elle devient milice. Les implications d’un tel ressenti des foules sont potentiellement dramatiques et portent des germes de violences encore plus terribles. Quand tout le monde s’égare de la sorte, le pire, qui n’est pas souhaitable, devient possible. Source 





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