Ce qui se passe en France est une combinaison d'une somme de contradictions qui sont propres à l'ensemble des pays européens, mais que ce pays met en branle à sa façon. 

Ce n'est, en réalité, que la continuité logique de l'élection "par effraction" de Macron il y a un an et demi. 

Plusieurs élections et consultations référendaires au sein du monde occidental ont été frappées par le phénomène de "l'effraction" (USA, Italie, Grande Bretagne, Bulgarie...etc.), sous une forme ou une autre. 

C'est une espèce de quadrature du cercle où la démocratie représentative, déjà sournoisement malmenée par le marché, subit aujourd'hui les assauts d'une rue qui veut tout et son contraire. 

La mondialisation vit peut-être son plus sale moment depuis l'effondrement du Mur de Berlin et donc du monde bipolaire. C'est, en tous cas, la fin d'un cycle. Rien ne sera plus jamais comme avant. 

Les Gilets jaunes fédèrent l'ouvrier qui exige la hausse du Smic, l'artisan ou le chef de la TPE qui y voit son exécution professionnelle, le retraité aisé qui s'emmerde, le petit retraité qui n'arrive pas à joindre les deux bouts... bref, une société qui veut tout chambouler... sans rien changer ! 

Il arrive qu'à l'instar des individus, les sociétés soient frappées par cette espèce de mal-être dont on identifie rarement les causes profondes. 

Nous y reviendrons plus longuement.

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste


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