Le satellite Mohammed VI-B est programmé pour un lancement, le mercredi 21 novembre, de la base spatiale de Kourou en Guyane. Ce deuxième satellite adjoindra le premier, baptisé Mohammed VI-A, lancé le 8 novembre 2017, depuis la même plateforme guyanaise. La mise en orbite du satellite marocain durera 55 minutes et sera visionnée, en direct, sur la chaîne YouTube d’Arianespace. 

Thales Alenia Space, acteur spatial incontournable en Europe dans les domaines des télécommunications, de la navigation, de l’observation de la terre, de l’exploration et de la réalisation d’infrastructures orbitales, dote, le satellite marocain, d’instruments de pointe technologiques avancées. Airbus, en tant que maître d’œuvre des satellites, est chargé de son intégration et de la fourniture de la plate-forme et du segment sol pour la planification des missions et le contrôle des satellites. 

Les deux satellites Mohammed VI-B et VI-A feront du Maroc le premier pays frontalier de l’Europe à disposer d’une telle technologie qui lui permettra d’avoir des données exactes et précises sur les installations sensibles de ses voisins. Le Maroc sera également le troisième pays du continent africain à se doter de deux satellites après l’Égypte et l’Afrique du Sud. 

Le satellite Mohammed VI-B aura pour mission principale, le renseignement sur les activités de cartographie et d'arpentage, le développement régional, la veille agricole, la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la vigilance de l'évolution de l'environnement et de la désertification, ainsi que la surveillance des frontières et des côtes. Il aura également comme mission, l’examen des ressources d’eau et la cartographie des zones humides, la quantification des réserves d’eaux dans les lacs et barrages, et la prévention de l’érosion maritime. Plusieurs secteurs bénéficieront de ce projet technologique, le secteur minier, l’océanographie, la prévention contre les catastrophes naturelles, l’aménagement urbain, et une visibilité précise et exacte, dans le suivi des grands projets d’infrastructures du Royaume. 

Complémentaires, les satellites Mohammed VI-A et VI-B, permettront conjointement une couverture plus adéquate des zones d’intérêts. Chacune des deux composantes a une capacité à fournir des images en trois dimensions avec une grande résolution à une altitude de 694 kilomètres. Les deux satellites auront coûté 600 millions d’euros, avec un financement 100 % marocain à travers notamment l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie.


Radouan Bachiri 
L’observatoire International des médias et de la Diplomatie Parallèle 
Directeur du bureau de Bruxelles




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