Dans le cadre de la mission d’identification et d’instruction du projet intitulé «Appui institutionnel à la circulation des personnes entre l’Union européenne et le Maroc» financé par la Commission européenne (Bruxelles) pour le compte du ministère de l’Emploi (Rabat), le regretté Abdelhamid Eljamri avait participé en tant qu’expert international, chef du projet, à l’étude le concernant. 

Il s’agissait d’appuyer les institutions marocaines dans la structuration de l’émigration vers l’Union européenne , la structure validée comme porteuse du projet étant l’ANAPEC, l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des compétences. Ceci correspondait à la loi 51/99 promulguée le 5 juin 2000 et portant création de l’ANAPEC en vertu de laquelle les attributions en matière d’émigration, relevaient, depuis cette date, de cette institution qui dépend elle même du ministère de l’emploi. 

À travers le point 10 de l’article 3 de cette loi, cette Agence est chargée en effet également d’ «instruire les offres d’emploi émanant de l’étranger et prospecter toutes les opportunités de placement à l’étranger de nationaux candidats à l’émigration». 

Parmi les objectifs du projet retenu par l’étude, figurent : 
  • l’optimisation et l’adaptation de compétence des travailleurs candidats à l’émigration ; 
  • l’aide au retour et au rétablissement au Maroc (c’est à dire la «circulation» en sens inverse). 
Ainsi, l’objet réel du projet UE financé par MEDA, n’entendait pas la «circulation des personnes» comme un encouragement à la mobilité des personnes marocaines vers l’Europe pour des raisons personnelles, familiales, de santé, culturelles, sportives etc, à travers la facilitation des délivrances des visas pour les raisons précédentes , étant données la densité des relations humaines entre les deux rives, mais de «créer une structure étatique chargée de canaliser l’émigration l’égale vers l’extérieur du pays en fonction de la demande», en particulier d’une main-d’oeuvre qualifiée. 

Dés lors, le titre le plus adéquat et approprié de ce projet UE, compte tenu de sa nature , est en fait : «Appui institutionnel à la circulation des personnes entre l’Union européenne et le Maroc... à des fins de travail»!!!, le titre du projet énoncé par la Commission européenne , étant plus un euphémisme.

Ci-après, le rapport final datant de novembre 2002, élaboré par feu Eljamri avec Alberto Maynar, expert international : «Appui institutionnel à la circulation des personnes entre l’Union européenne et le Maroc»

Rabat , le 15 novembre 2018


Abdelkrim Belguendouz 
Universitaire à Rabat , chercheur en migration

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