Tout porte à croire que cette équipe des Mourides est entrain de sombrer dans les rouages du système, ces soufis politiques toutes tendances confondues, mise à part cette image d'Épinal qu'ils sont entrain de nourrir, ils n'arrivent pas à tenir le tempo, et l'équipage a sans doute perdu le sens de l'orientation ! 

Les Marocains ont manifestement regretté d’avoir voté pour ces cadavres en costards, ces sous-fifres frustes qui se démasquent à chaque instant face à l'immensité de l'appareil de l'état et à la complexité de son système qui requiert visiblement beaucoup plus de soft power et de notabilité qu'ils n'avaient certainement pas. 

L'état d'esprit d'un politicien n'est jamais l'œil nu d'un ascète qui se compare à un militant agité à l'université ou derrière les quatre murs de sa zaouïa (son parti) où il cherche à faire un sans-faute. 

En termes de comparaison faisant référence à leurs idoles, à ma connaissance même Abu Yazid Bastami - Al-Hallaj, ibn Arabi, et bien d'autres soufis qui sont d'ailleurs leurs pères spirituels, n'ont jamais tenté une telle aventure, ils sont dépeints comme une incarnation du silence et du mutisme dans le discours mystique. 

Autrement, le discours explicite à caractère politique qui fait état d'un quelconque dénouement d'une crise socio-économique ou portant sur l’analyse de la conjoncture en vue de réussir une épreuve socio-politique n'est jamais l'objet de leur vocation. 

La politique contrairement à la foi, elle n’est qu’un cimetière de sentiments. Évidemment la politique est définie comme un modus operandi où rien ne compte que le bien-être du citoyen, elle ne se résume pas qu'aux analyses des chiffres et à leurs résultats, c'est aussi une parfaite maîtrise de la danse avec des loups au rythme du monde. 

À rappeler qu'un grand nombre de Marocains remplissent à bon escient leur devoir de musulman ; bien que la foi comme objet reste incontestablement un choix personnel, cependant ils désapprouvent à l'unanimité cette politique (d'inchaallah) faisant foi de bonnes ou de mauvaises intentions, ils n’ont plus besoin de ce festival de show ou les acteurs continuent à jouer le rôle de la police des mœurs, ni de cette image trompeuse esquissée pour montrer une sorte de sagesse des crocodiles qui se livrent insidieusement aux petits jeux itératifs des (fkihs) en barbes et en djellabas qui essayent d'apprendre aux vieux singes comment faire la grimace, ce qui est loin d'être naturellement une stratégie de manipulation de masses faute de stratèges d'ailleurs. Je l'appellerais en revanche du business confessionnel qui ne vaut pas tripette et ça n'augure rien de bon, c’est plutôt le machiavélique à tout point de vue. 

Les Marocains ont plutôt besoins d'un plan d'insertion qui s'inscrit dans le cadre d'une politique sociale équilibrée, ils ont tout de même besoin d’un soutien et d'un accompagnement effectif susceptible de stopper ces candidats au naufrage qui souffrent de l’ignominie en silence. 

En définitive Ils ont droit à des esprits novateurs capables de produire un modèle de croissance susceptible de générer efficacement des revenus et ensuite répartir équitablement la richesse entre les citoyens. Rien de plus simple ! 

[Mgh Hfg]




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