Bruxelles- Le rôle prépondérant du Maroc dans la promotion des valeurs communes des deux rives de la Méditerranée a été mis en exergue lors d'un colloque international organisé, mercredi 17 octobre 2018, au Parlement européen à Bruxelles en présence d’une très nombreuse assistance.

Tenu à l'initiative de l’Association des femmes arabes de la presse et de la communication (AFACOM) et de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), ce colloque autour du thème "Nos valeurs communes" a été l’occasion de mettre la lumière sur les efforts déployés par le Royaume pour jeter des ponts entre le nord et le sud de la Méditerranée en favorisant notamment le dialogue civilisationnel et religieux.

Intervenant à cette occasion, la vice-présidente de la Chambre des représentants, Hayat Bouffarachen, a passé en revue les nombreuses réformes institutionnelles et législatives entreprises ces dernières années par le Maroc, lesquelles ont été couronnées par l’adoption de la Constitution de 2011 qui a "réservé une place de prédilection au socle des valeurs communes".

La loi fondamentale marocaine promeut, entre autres, les valeurs de démocratie, des droits de l’Homme, de liberté, de dignité, d’égalité des genres, ainsi que l’identité plurielle aux affluents multiples", a expliqué Mme Bouffarachen, soulignant que la Constitution marocaine consacre aussi la tolérance et le dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde. De même, a-t-elle ajouté, SM le Roi Mohammed VI ne cesse de mettre l’accent dans Ses discours sur l’impératif du renforcement des valeurs civiques et sur le rôle décisif de l’école en matière d’éducation aux valeurs, notant que les valeurs de diversité prônées par le Maroc l’habilitent à être un trait d’union entre l’Afrique et le monde arabe, d’une part, et l’Europe, d’autre part. S’agissant des valeurs communes relatives aux droits de l’Homme et à la démocratie, la vice-présidente de la Chambre des représentants a évoqué la politique migratoire "à visage humain" du Maroc qui vise à faire du Royaume une terre de dignité et à promouvoir la "vision partagée avec les partenaires européens".

"Le succès engrangé par la politique nationale de migration et d’asile est l’expression des efforts inlassables déployés par les autorités marocaines pour sortir les personnes ciblées de la précarité et les inciter à participer et bénéficier du processus de développement démocratique et des droits de l’Homme dans lequel le Maroc s’est résolument engagé", a-t-elle expliqué, notant que la stratégie marocaine apporte de nouvelles réponses aux enjeux stratégiques posées par la question de l’immigration.

Elle a, par ailleurs, souligné que la mutualisation des forces s’impose aujourd’hui avec acuité pour pouvoir relever les défis multiples et multiformes liés à la migration entre les deux rives de la Méditerranée et pour "transformer la crise en opportunités".

De son côté, la présidente de l’AFACOM, Zeina El Tibi, a souligné l’apport des dirigeants politiques et religieux dans l’établissement d’un dialogue équilibré entre les deux rives de la Méditerranée basé sur le respect mutuel, citant SM le Roi Mohammed VI, qui en sa qualité de Commandeur des croyants, "donne inlassablement l’exemple de la tolérance, de la réforme et du dialogue".

SM le Roi Mohammed VI poursuit ainsi la tradition d’accueil et de compréhension qui caractérise depuis des siècles "les relations du Maroc avec le monde occidental", a relevé Mme El Tibi, soulignant que "dans tout combat, il faut des hommes courageux qui marchent en tête et les Rois du Maroc sont ces hommes courageux qui créent des ponts entre les deux rives" de la Méditerranée. Pour consolider ces ponts, Mme El Tibi a appelé à favoriser la connaissance des valeurs communes et à lutter contre "l’ignorance partagée". "Il est clair qu’en l’absence de tout effort de connaissance, donc de compréhension, il n’est pas possible d’échapper à la caricature ou aux jugements négatifs. C’est ainsi que se creuse le fossé entre les peuples et que se prépare le choc des civilisations", a-t-elle prévenu.

Même son de cloche chez l’eurodéputé, Gilles Pargneaux, qui a souligné la nécessité de "rapprocher les deux rives de la Méditerranée" pour relever les défis communs, notamment en matière de lutte contre le terrorisme. M. Pargneaux, qui parraine ce colloque, a mis, en avant, dans ce sens, le modèle religieux marocain basé sur un islam tolérant et du juste milieu, notant que ce modèle devrait être une source d'inspiration pour combattre l'extrémisme violent.

Charles Saint-Prot, directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris, a affirmé, pour sa part, que le combat essentiel aujourd’hui "consiste d’abord de sauver les civilisations de la menace d’uniformisation portée par la mondialisation matérialiste et cosmopolite".

Cette mondialisation, a-t-il expliqué, rêve d’un monde de robot alors que les civilisations défendent les hommes libres. Dès lors, poursuit-il, les civilisations des deux rives de la Méditerranée ne doivent pas s’affronter mais s’allier pour défendre l’humanisme contre le matérialisme, notant qu'il s’agit de promouvoir une alliance des civilisations.

Dans ce combat, a relevé M. Saint-Prot, "il faut souligner qu’il y a des Nations qui sont les traits d’union naturels du dialogue, je pense à la France, je pense aussi au Maroc, qui, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI est l’exemple de la tolérance et du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée".
«C’est aussi cela l’exception marocaine, la capacité du Royaume à être en avance sur les grands dossiers contemporains », a conclu le professeur Saint-Prot.
Le rôle des femmes en tant qu’actrices de changement et médiatrices de la paix à travers l’éducation, la politique, l’économie, la culture et le dialogue des religions a été également souligné lors de ce colloque organisé chaque année depuis 2014 par l'AFACOM et l'ISESCO sous l’intitulé "le dialogue euro-méditerranéen au féminin".




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