Le 17 septembre, un avion de reconnaissance russe Il 20 a été abattu par la DCA syrienne. Israël a aussitôt été mis en cause car 4 de ses avions de chasse s'étaient cachés derrière lui et ont fait en sorte qu'il devienne une cible pour les missiles syriens.

Cet incident a coûté la vie à 15 soldats de grande valeur et bien entendu il a suscité la colère de l'état major russe qui ne s'attendait pas à une telle fourberie de la part de leurs alliés israéliens.

Poutine a choisi de calmer le jeu et de privilégier la thèse de l'accident mais un tel acte ne pouvant rester sans réponse, il a aussitôt ordonné le déploiement des fameux Missiles S-300 et aujourd'hui le territoire syrien est pour ainsi dire sanctuarisé. Celui qui l'attaque par les airs s'expose à un grand risque d’anéantissement.

Le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, a confirmé le déploiement des S-300 en Syrie et son intégration à d'autres systèmes russes en ces termes :

"La Russie bloquera la navigation par satellite, les radars et les systèmes de communication des avions de combat, qui attaquent des cibles situées sur le territoire syrien, en mer Méditerranée et bordant la Syrie. 

Nous sommes convaincus que la mise en œuvre de ces mesures refroidirait les têtes et permettrait d'éviter des actions inconsidérées. sinon, nous réagirons conformément à la situation actuelle. 

Les troupes syriennes et les unités de défense antiaérienne seront équipées de systèmes de contrôle automatique, fournis aux forces armées russes, garantissant ainsi la gestion centralisée des forces syriennes. forces et installations de défense aérienne, surveillance de la situation dans l’espace aérien et désignation rapide de la cible. Elle servira surtout à identifier l’avion russe par les forces de défense aérienne syriennes. "

Et évidement, les avions de chasse israéliens ne sont plus autorisés a survoler la Syrie.Cette restriction concerne également une partie du Liban.

En faisant abattre l'Iliouchine 20, les israéliens se sont donc tirés une balle dans le pied, il s'agit à première vue d'une opération contre-productive. Non seulement la mort de l'équipage ne leur a rien fait gagner mais en plus ils se sont attirés l'inimité des russes qui sur le terrain pourraient, à la moindre occasion, chercher à se venger.

Concrètement cette opération est un échec aussi bien sur le plan tactique que diplomatique et donc tous les analystes se perdent en conjectures et se posent la question de la santé mentale de ces israéliens qui n'hésitent pas à planter une dague dans le dos de leurs alliés. Le cas du Liberty, ce patrouilleur américain que les avions de chasse israéliens cherchèrent en vain à couler en 1967 est revenu dans toutes les mémoires.

Sur le net certains commentaires ont accrédité la thèse du pitbull incontrôlable tel que celui de cet ex-soldat israélien :


Mais quelques semaines après le drame, on commence à entrevoir une lueur de vérité. D'autres éléments sont apparus qui montrent la volonté délibérée d’instrumentaliser le conflit syrien afin d’entraîner les grandes puissances vers un conflit dévastateur.

Tout d'abord, il faut retenir que la frappe a été réalisée à proximité de la frégate française Auvergne qui tirait des missiles vers le territoire syrien et qu'un avion de chasse britannique opérait également dans les parages.

Et dans un premier temps, la responsabilité de la France a d'ailleurs été mise en cause par le commandement russe. Et pour couronner le tout, selon une rumeur qui circule, les F16 israéliens auraient également pris pour cible la frégate française avec toutes les conséquences que cela implique en terme de riposte vers eux mais également en direction de l'avion russe.

D’après les maigres informations en notre possession, la configuration de l'opération du 17 septembre suggère donc déjà l'idée d'impliquer d'autres pays dans un affrontement direct avec la Russie.
Avec cette opération sous faux drapeau ratée, nous quittons le cadre d'une guerre régionale pour entrer dans celui d'une escalade des tensions pouvant dégénérer à tout moment en guerre ouverte.

La suite des événement confirme cette première impression car maintenant que les S300 sont opérationnels en Syrie, les israéliens ont annoncé leur volonté de poursuivre leurs offensives soit disant destinées à empêcher la présence de troupes iraniennes en Syrie ( il faut être bien naïf pour croire que leurs 180 missions en territoires syrien avaient ce seul but).

Même avec les S-300, Israël poursuit donc sa tactique du chien fou et annonce que face à eux il engagera les fameux avions furtifs F-35.

Le programme des F-35 a déjà coûté la somme faramineuse de 400 milliards de dollars sur un total de 1500 milliards. C'est l'avion le plus cher de l'histoire et il est trés critiqué, ses performances étant en dessous de ce qui était annoncé. L'armée américaine ne l'a pas encore été officiellement engagé dans des missions de combat à haut risque mais 2 exemplaires sont déjà crashés ou hors service, 3 si l'on compte l''exemplaire israélien qui éventuellement aurait été touché lors d'une mission en Syrie.


Et c'est là que le bât blesse ! Car exposer ainsi les F35 aux S-300, cela pourrait signifier le pire cauchemar du complexe militaro-industriel américain.
Confrontés aux S-300, les F35 israéliens prennent le risque d'être abattus ce qui conduirait à la découverte de vulnérabilités et à la prise de conscience de la relative infériorité des armes américaines. Le complexe militaro-industriel qui est le socle de l’économie américaine subirait alors des dommages irréparables.

Déjà, la Turquie et l'Inde se sont positionnées en vue d'acquérir des S-400 au grand désarroi du département d'État américain. D'une manière générale, tous les hauts responsables américains sont inquiets face à la possibilité que leurs alliés optent pour les systèmes russes. 

Si les israéliens persistent dans leur volonté de confronter leurs F35 aux S-300, ce qui est donc en train de se jouer en Syrie, c'est rien de moins que l’hégémonie de l'empire américain, un empire principalement basé sur la terreur qu'inspire son armée.

Qu'un F35 se fasse abattre par une batterie de S-300 et s'en est donc fini de cette suprématie américaine. Non seulement, l'oncle Sam va devoir financer à lui tout seul un programme au coût pharaonique mais en plus, il perdrait certains de ses alliés qui trouveront plus intéressant d'acheter des systèmes russes.

Dans ce bourbier qu'est devenue la guerre en Syrie, les israéliens tiennent donc l'oncle Sam par la barbichette, ils ont à leur disposition un moyen de pression formidable. Ils peuvent par exemple dire aux américains: "faites ci ou faites ça sinon je ne me retiens plus et j'engage mes F35 en Syrie et alors cela risquerait de vous coûter trés cher, vous pourriez perdre des milliards de dollars".

Confronté à de telles exigences, plusieurs options sont possibles pour les américains. Ils pourraient aller jusqu'à s'engager aux côtés des israéliens et protéger leurs avions coûte que coûte. Ils pourraient eux même lancer l'offensive à la place des israéliens en prenant le risque d'ouvrir le feu sur des troupes iraniennes et russes. Mais dans tous les cas, on aboutit une nouvelle fois à un risque d'escalade entre les superpuissances présentes sur ce champ de tir qu'est devenue la Syrie.

L'opération sous faux drapeau ratée du 17 septembre et la volonté affichée d'engager les F35 israéliens ne sont donc pas des actes irréfléchis décidés par des fous furieux. À chaque fois, le but visé est le même, il s'agit de déclencher "accidentellement" une guerre entre les superpuissances.
Nous avons là le fil directeur qui motive les actions d'une cabbale qui cherche par tous les moyens à mettre le monde à feu et à sang.

Pour le moment, on ne peut que se féliciter de la sagesse de Poutine qui a décidé de calmer le jeu au risque de passer pour un toutou au service des sionistes. 

Mais désormais les flottes de plusieurs pays se font face en méditerranée, la tension est palpable et on ne sait pas combien de temps cette situation ubuesque pourrait durer.

Officiellement, les américains et leurs alliés affirment qu'ils sont là afin de protéger le peuple syrien. Il s'agit là évidement d'une vaste blague et derrière les apparences, on constate que les enjeux autour de la guerre en Syrie sont bien plus vastes. En réalité, ils concernent l'avenir de l'empire américain voire celui du monde entier...



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