Dans son ouvrage, l’anesthésiste-réanimateur Jean-Jacques Charbonier éclaire le concept d’une conscience délocalisée, autonome et indépendante du cerveau - mise en jeu, notamment, au cœur de l’expérience des ateliers de TCH.


Qu’est-ce que la conscience intuitive extraneuronale (CIE) ?
C’est une source d’informations accessible en-dehors de toute analyse. Une expansion de conscience. En ce sens, le 15 décembre 2014 est une date historique : pour la première fois, l’hypothèse d’une conscience totalement indépendante de la matière, qui agit sur le cerveau à la manière d’un nuage électronique sur un ordinateur, est reconnue officiellement dans une thèse de doctorat (soutenue à la faculté de médecine de Reims par François Lallier, thèse que j’ai dirigée), bousculant le concept d’un cerveau sécréteur de conscience. J’ai nommé « conscience intuitive extraneuronale » ou CIE, cette source indestructible d’informations qui fait de chacun de nous un être unique, éternel et totalement relié aux différentes énergies spirituelles de l’Univers. Cette hypothèse permet d’expliquer les expériences particulières vécues par certaines personnes au cours de leur arrêt cardiaque. À la lumière des témoignages d’EMP, le cerveau ne peut être qu’un récepteur d’informations extraneuronales, et ces informations - reliées à cette conscience que j’appelle « intuitive », délocalisée dans le temps et l’espace - persistent après la mort. Ce concept permet aussi d’intégrer dans la normalité des phénomènes paranormaux : médiumnité, intuition, prémonition, télépathie, décorporation, vision à distance et autres perceptions dites extrasensorielles.

En quoi la CIE diffère-t-elle d’un état de conscience ordinaire ?
La CIE donne accès à des performances inaccessibles à notre conscience ordinaire ; à un champ de conscience universel qui contient l’ensemble des informations de l’Univers. C’est ainsi que de nombreux récits « d’expérienceurs » évoquent une omniscience quand ils étaient dans la lumière de leur EMP. Alors que la conscience conventionnelle, que j’ai appelé « conscience analytique cérébrale » (CAC), trie et traite toutes les informations sensorielles reçues en se référant à celles qui sont déjà stockées. Elle nous localise dans l’espace et le temps. Quand la CAC est activée, la CIE est inhibée : dès que le filtre cérébral se met en marche, il y a blocage des informations relatives à la conscience intuitive extraneuronale, trop dissonantes pour être acceptées par notre conscience ordinaire. 
Le cerveau ne peut être qu’un récepteur d’informations extraneuronales
Comment cette forme de conscience entre-t-elle en jeu dans les ateliers de TCH ?
L’idée centrale de ces ateliers, qui recourent à l’hypnose, est de ralentir l’activité électrique du cerveau, afin de faciliter l’accès à cette source d’information extrasensorielle. Car dès que la CAC est inhibée (pendant le sommeil, le coma, l’anesthésie générale, l’arrêt cardiaque, l’hypnose, la méditation, la transe chamanique, l’utilisation de substances psychotropes comme le LSD, l’ayahuasca, l’iboga), la CIE entre en action. C’est un éveil ! La TCH cherche donc à mettre en communication la CIE des participants avec celle de leurs défunts, via l’hypnose.

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