Imaginez un instant, le scandale qui aurait éclaté, si un juge, marocain ou africain, aurait convoqué, un journaliste du quotidien « LeMonde », parce que ce dernier aurait publié un article sur les malversations d’un escroc ! 

Dans le cas de l’ex-capitaine Adib, la juge française outrepasse la limite de ses compétences car l’article, en question, est publié au Maroc et surtout, la juge touche à un droit fondamental, celui de la liberté de la presse que la société occidentale défend ardemment. Il faudra peut-être juste rappeler à Mme la juge que le Maroc n’est plus une colonie (protectorat) française et que l’Occident n’est pas le gendarme du Monde ! 

Il s’agirait d’un article publié par le journal en ligne « Quid.ma » en date du 20 juin 2014 intitulé "l’honneur perdu d’un ex-capitaine qui confond justice traditionnelle et caniveau". Le dénommé Adib aurait tenté de pénétrer outrageusement dans la chambre où était hospitalisé un Général marocain mourant. Nous publions, ci-dessous l’article incriminé, à vous d'en juger la teneur : 

L’honneur perdu d’un ex-capitaine qui confond justice transitionnelle et caniveau 
Ce n’est ni un acte de bravoure ni une action héroïque. En tentant de s’introduire dans la chambre du général Bennani, hospitalisé au Val-de-Grâce, à Paris, l’ex-capitaine Mustapha Adib a essayé de faire une sortie médiatique. Cela aurait pu s’arrêter à ce niveau : un ancien militaire ayant connu son quart d’heure de gloire en dénonçant la corruption (et un trafic d’essence) au sein de sa garnison qui essaie de se rappeler au bon souvenir d’une certaine actualité prompte à frissonner le « marocain ». 

Mais cela ne s’est pas arrêté là. Adib a bien essayé de s’engouffrer dans la chambre d’hôpital du général de corps d’armée, ancien Inspecteur général des Forces Armées Royales. Celui qui vit dans un exil choisi en France a commencé par insulter la petite famille du Général Bennani avant d’essayer de pénétrer dans la chambre de l’ancien homme fort des FAR. Adib était porteur d’un bouquet de fleurs pourries et une lettre d’injures d’une dizaine de lignes destinée au « criminel Abdelaziz Bennani qui a assassiné des milliers d’innocents et jeté dans la rue des millions d’orphelins ». Ce n’est pas de l’activisme. Ce n’est pas du militantisme. Ce n’est pas de la défense des droits humains. Ce qu’a fait Mustapha Adib tend à la barbarie. Il a gommé toute forme d’humanité pour se mettre, lui, en lumière. Au-delà du fait que ses accusations sont aussi tardives que son indignation, son acte est profondément indigne et porte atteinte à l’honneur de ceux qui étaient ses frères d’armes et au sien propre. A quel code son action obéit-elle ? A quelle éthique répond-elle ? L’insulte, l’injure, le bouquet de fleurs malodorantes ne sont pas et ne seront jamais une forme de mobilisation. A l’évidence, Mustapha Adib n’est pas un activiste, pas même un agitateur d’idées. 

Adib est entré dans une chambre d’hôpital. On ne parlera pas ici de la facilité avec laquelle l’ex capitaine de l’armée de l’air a pu pénétrer au Val de grâce et faire intrusion dans la chambre où se trouvait la petite famille d’un général que l’on dit dans le coma. Le mauvais état de santé de l’inspecteur général des FAR a d’ailleurs été confirmé par la nomination du Général Arroub qui lui a succédé. Les autorités marocaines ont vivement réagi et posé les véritables questions. Aux responsables français d’y répondre. 

On parlera plutôt du comportement de l’ex-capitaine devenu opposant de la 25ème heure et amuseur de la galerie et d’une petite poignée d’irréductibles. Il a violé l’intimité d’un patient et de sa famille. Il a bafoué le droit à la souffrance dans l’intimité de ses proches. Il a tenté d’humilier par l’insulte et l’injure un homme malade, peut-être condamné. 

Adib joue à se faire peur. Dans une sorte de folie de justicier à la poursuite de criminels de guerre –le Maroc n’a pourtant pas connu de génocide- il livre bataille avec des moyens qui ne font honneur à personne. Et surtout pas à la communauté des défenseurs des droits humains. 

La lettre injurieuse, ignoble et indigne qu’il a adressée au Général Abdelaziz Bennani en dit long sur le niveau de militance de Mustapha Adib qui confond justice transitionnelle et caniveau. « Au criminel le général Abdelaziz Bennani : Vous qui avez tué des milliers d’innocents, qui avez poussé des millions d’orphelins à la rue, qui avez pillé les richesses du Maroc, au lieu de mourir sur le champ de bataille comme un véritable chef, vous voilà en train de mourir en fuite comme un rat, la mort d’un ignoble, d’un salaud, d’un lâche qui ne mérite pas la moindre décoration(…) » écrit-il mêlant pêle-mêle mensonges, accusations sans preuves, insultes et allant jusqu’à renier le droit à la maladie et aux soins à un patient. 

Un jeune homme droit dans son uniforme, un peu pâle mais assumant son acte de dénonciation. Le souvenir du procès de Mustapha Adib devant le tribunal militaire de Rabat dont les défenseurs des droits humains et de la transparence avaient salué le courage a cédé la place à un homme qui n’a probablement pas de convictions, juste des obsessions. 



0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top