Le Maroc célèbre le 10 août, la Journée nationale du migrant, une journée pour rappeler que la communauté des Marocains Résidents à l’étranger est au cœur des préoccupations du Royaume, avec le développement en parallèle, de programmes et politiques publics en direction des MRE, estimés à cinq millions de personnes.

Placée cette année sous le thème « Les rôles des compétences marocaines résidant à l’étranger dans le développement de l’économie nationale », la Journée nationale a pour objectif de mettre en lumière les initiatives prises pour identifier les opportunités et les secteurs prioritaires où les MRE peuvent investir.

Jeudi, les participants à une rencontre organisée à Rabat à cette occasion, ont mis en avant la contribution qualitative des MRE dans le domaine socio-économique, ainsi que les moyens à même de les impliquer davantage dans les chantiers de réformes engagés au Maroc.

Au cours de cette rencontre tenue à l’initiative de l’observatoire maroco-européen pour la médiation, en partenariat avec l’association « Al-Alam Al-Maghribi » pour le développement, plusieurs intervenants ont appelé à la mise en œuvre des orientations royales contenues dans le discours du Trône, notamment le volet relatif à la promotion de l’investissement et la réforme administrative.

Ils ont également souligné la contribution importante des MRE, à travers les investissements et les transferts d’argent, considérés comme une source principale de devises et un facteur d’équilibre financier au Maroc.

Plusieurs intervenants ont aussi insisté sur l’importance de la participation politique des Marocains du monde, plaidant pour la promotion de leur rôle diplomatique et de leurs actions de réseautage entre leur pays d’origine et les pays d’accueil, dans le but d’apporter une valeur ajoutée et une contribution qualitative aux chantiers lancés au Maroc.

Dans ce sens, ils ont souligné la nécessité de prévoir une représentativité des MRE au sein des conseils élus, afin de leur permettre de participer à la prise de décision politique et économique dans leur mère patrie.

A cette même occasion, le professeur et chercheur Abdelkrim Belguendouz, a publié un nouvel ouvrage intitulé « Politiques migratoires marocaines en débat ». Le professeur Belguendouz, auteur de plusieurs autres ouvrages et études sur la question migratoire, met l’accent dans son nouvel ouvrage sur les progrès réalisés dans le domaine migratoire, mais aussi sur les dysfonctionnements qui persistent encore en la matière dans le Royaume.

Il traite également de l’engagement africain fort du Maroc sur la question migratoire, rappelant « la création au Maroc, sous l’égide de l’Union africaine, de l’Observatoire africain des migrations et du développement , qui nécessite la mise en place d’un observatoire national des migrations (immigration étrangère au Maroc et Marocains résidant à l’étranger ) avec l’implication ouverte et transparente des milieux universitaires, de la société civile interne au Maroc et de la société civile MRE ».

Le chercheur cite aussi « la double échéance internationale de Marrakech: celle du 5 au 7 décembre 2018 liée à la 11ème édition du Forum mondial migration développement, sous présidence franco-allemande et, surtout, celle du 10 au 11 décembre 2018, relative à l’adoption formelle par les Etats membres de l’Onu du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».








0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top