Il est 21h passées au Japon et l’opération de rapatriement de ressortissants marocains vient de commencer. 2 familles sont actuellement en partance pour Casablanca. Plus de 100 personnes attendent l’aide de l’ambassade et du ministère de la Communauté Marocaine Résidant à l'Etranger (CMRE) pour quitter le Japon.

Les premiers rapatriements de ressortissants marocains au Japon commencent aujourd’hui, vendredi 18 mars : 2 familles, soit 5 personnes au total, ont obtenu leurs billets de retour pour le Maroc. Parties sur un vol régulier, elles feront escale à Dubaï avant de rejoindre Casablanca. Si les tremblements de terre et le tsunami qui ont eu lieu depuis le 11 mars n’ont, aux dernières nouvelles, pas fait de victimes parmi les Marocains résidant au Japon, la menace nucléaire et la situation de crise générale les poussent à fuir l’archipel.

L’ambassade du Maroc au Japon est sur le pied de guerre. «Près de 100 personnes demandent l’assistance de l’Etat marocain pour quitter le pays. Elles sont de plus en plus nombreuses», témoigne Mme Chwa, secrétaire à l’ambassade. Ce nombre ne prend pas en considération les personnes qui auraient décidé de partir par leurs propres moyens. Au Bureau de l’immigration du Japon, «c’est la folie», ajoute Mme Chwa. Une foule d’étrangers résidant légalement au Japon cherche à obtenir un visa de retour dans l’espoir de fuir, dans un premier temps, le pays, tout en conservant la possibilité d’y retourner lorsqu’il n’y a aura plus de danger.

La communauté de Marocains résidant au Japon compte près de 600 personnes, essentiellement des étudiants. Cette population n’a vraisemblablement pas les moyens de s’offrir le billet de retour : dans la situation de crise actuelle le prix d’un aller simple Tokyo-Casablanca se monterait à présent à près de 40 000 dirhams. Lorsque les ressortissants marocains demandent assistance à l’ambassade, c’est le ministère de la CMRE qui prend en charge le coût du billet d’avion.

Le 11 mars, le ministère de la CMRE a signé une convention avec le ministère des Finances qui assure une rallonge budgétaire couvrant les derniers frais de rapatriement par bateau des MRE de Libye. Le ministère des Finances s’est aussi engagé à soutenir le ministère de Mohammed Ameur pour toute nouvelle évacuation.





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