Plus de deux tiers de siècle passés dans une succession de mirages et de miroirs aux alouettes ! La sphère dite arabe n'a pourtant manqué ni d'opportunités politiques ni de moyens financiers colossaux. 

Toutes ces montagnes de pétrodollars claquées, quand ils ne sont pas déposées ou investies dans les circuits financiers occidentaux peuvent, à elles seules, financer en une petite décennie l'équivalent d'un siècle de recherches tant fondamentales qu'appliquées, propulsant la matière grise au sein de la sphère dite arabe à un niveau supérieur à celui d'Israël. Même si ce pays occupe la première place au monde en nombre de brevets déposés par rapport à sa population. 

Et que font donc les "Pingouins" aux cervelles de moustiques ? Ils financent toutes les forces régressives à travers notre planète ! Nul besoin d'être un fin stratège pour comprendre pour quelles puissances régionales et internationales ces primates enturbanés roulent ! 

Alors, rêvez autant que vous voudrez d'un retournement de la situation lamentable d'arriération que vit la sphère arabe depuis si longtemps ! Rien, rien, absolument rien de bon ne se fera tant que l'homme n'aura pas été totalement reconstruit. 

Trop de libéralités ont été prises avec les valeurs fondamentales qui fondent la citoyenneté. Le reste n'est que bavardages ! 

Cela fait près de six siècles que les "Arabes" n'ont gagné une seule guerre avec ce qu'une victoire peut signifier dans la littérature géostratégique universelle. Je veux dire gagner non pas une bataille, mais une guerre permettant d'imposer un statut inférieur à la nation vaincue pour des décennies. 

Comment prétendre à un tel honneur de l'histoire sans en détenir les véritables moyens, à savoir les...savoirs, la solidité du front intérieur, dûment bâtie sur le socle de la démocratie et de la justice sociale, et enfin une offre culturelle de qualité au bénéfice du plus grand nombre. 

Or, que constatons-nous ? "Etalez votre regard" sur le "plus beau pays du monde" ! La triste réalité est là, teigneuse et persistante : des populations déboussolées, culturellement indigentes, économiquement déclassées, socialement humiliées. 

Pour s'en sortir, elles font à leur niveau ce que pratiquent leurs gouvernants : la filouterie, les vicieux stratagèmes et, en somme, le détestable jeu de "qui est le plus habile à enfoncer le premier le pain ou le moule (qalab) dans le postérieur de l'autre". 

"Ma parole si je mens", comme disait l'autre, à dire que ce pays s'appelle désormais COSUMAR tant les qwalabs sont devenus l'unique moyen de toute tentative d'ascension sociale ! 

Les carottes semblent cuites; serait-ce la fin de la loubia ?

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste

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