Après s’être battus contre la SNCF pour toucher leurs indemnités, les retraités marocains doivent se battre, maintenant, contre leur avocate pour récupérer leur argent ! Une plainte a été déposée pour abus de confiance contre l’avocate. 

Ayant déjà perçu ses honoraires : 7 millions d'euros révèle Mediapart, l’avocate, Clélie de Lesquen-Jonas, aurait mis des conditions à la remise des indemnités versées aux chibanis par la SNCF. On est loin de penser que la défenseuse qui s’était battue pour eux, puisse à son tour vouloir flouer les « cheveux blancs » ! 

La joie des chibanis fut courte, après des années de procédures, plus de huit cents retraités marocains de la SNCF obtenaient la condamnation de leur ancien employeur pour discrimination, au mois de janvier devant la cour d’appel de Paris. 


Les retraités reprochent à leur ancienne avocate de retenir les indemnités illégalement. Quant à l’’avocate, elle dénonce une "fake news" et menace de lancer une action en diffamation". 

L'avocate réclamerait un honoraire de résultat de 5%, mais selon les plaignants, les indemnités ont été déjà versées sur le compte professionnel de l’avocate, qui aurait refusé "d'adresser à ses clients les fonds leur revenant", conditionnant leur versement "à la signature d'une convention comportant un honoraire de résultat de 5%", peut-on lire dans la plainte, qui a été enregistrée par le parquet de Paris le 7 mai. 

Or, toujours selon la plainte, l'avocate avait déjà "facturé forfaitairement son intervention", à hauteur de 6.000 euros devant le conseil de prud'hommes et de 30.000 euros devant la cour d'appel. Ces sommes auraient été acquittées, selon le document. Les plaignants devaient toucher des sommes allant de 17.000 à 287.000 euros. 

Mediapart fait état de témoignages troublants : « Au début du mois de mai, on a tous reçu en recommandé une note d’honoraires de 21 000 euros de cette dame. Elle dit avoir travaillé 50 heures sur le dossier, pour chacun d’entre nous. Si on multiplie par 848 cheminots, alors elle a dû travailler pendant 5 ans, 7 jours sur 7, et 24 heures sur 24 ! », s’agace ainsi Ahmed, 72 ans. Certains chibanis évoquent même un procédé de l’ordre du chantage. 

Arlette Colin






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