Après la sortie médiatique du PDG de Centrale Danone et l'annonce d'une réduction importante de ses achats en conséquence du boycott que subit l'entreprise depuis plus d'un mois. 

L’appel au boycott au Maroc connaît un grand succès populaire sans précédent. Trois marques sont visées : le lait de Centrale Danone, l’eau minérale Sidi Ali et le carburant distribué par Afriquia du groupe Akwa, dont l’actionnaire principal, le ministre actuel de l’Agriculture. Le mouvement a pris une ampleur inédite qui cause de fortes turbulences au sein de ces trois entreprises. 

La plus touchée, ou du moins celle qui a osé le dire, est Centrale Danone. Son PDG, Didier Lamblin, d’habitude très discret, fait la tournée des plateaux radios et télé depuis le 30 mai. 

Le PDG de Centrale Danone annonce un licenciement de près de mille salariés, saisonniers de surcroît, c’est-à-dire en situation de précarité, au beau milieu du mois de Ramadan, une mesure contestable ! Mettre sur le carreau, du jour au lendemain, des centaines d’employés, sans en aviser préalablement les autorités publiques, entre autres le ministère de l’Emploi ou la Chefferie du gouvernement est choquante. Danone pourrait-il commettre de tels actes en France ? (Ecrit lnt.ma/danone-boycott

Supprimer un tiers des revenus de dizaines de milliers de ses fournisseurs, dans leur écrasante majorité petits fellahs et petits éleveurs, est également un scandale majeur généré par cette entreprise, filiale d’une multinationale aux engagements mondiaux. Centrale Danone, qui s’affirme comme le premier distributeur et producteur de produits laitiers et leurs dérivés au Maroc, agit ainsi comme un flibustier, au mépris des réalités économiques et sociales du Maroc. 
Cela laisse à penser qu’en l’occurrence, le management local de cette multinationale a essentiellement pris le boycott pour prétexte afin de mettre à exécution un plan d’austérité et de réduction de ses charges. 
Sur les réseaux sociaux, le mouvement ne s’essouffle pas et les messages désavouant la communication du gouvernement se multiplient. « Ce qui ressort en premier des différentes réactions du gouvernement, c’est qu’il prend la défense de l’entreprise au détriment des attentes des boycotteurs. Il faut qu’El Othmani prenne des décisions et applique à son tour des mesures s’il veut que le mouvement cesse au lieu de multiplier les promesses molles », conseille ce directeur d’entreprise (Jeuneafrique). 

Un exemple d’une « Boycotteuse » qui s’exprime sur les réseaux sociaux : 


Arlette Colin



0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top