Durant les années quarante du siècle dernier, on proposa aux élèves de Terminale d'Oran un sujet de bac philo ainsi intitulé : "Que cherchent les humains ici-bas ?"

La quasi totalité des élèves se précipita sur la notion du "bonheur".

Hormis un certain élève du nom de Mohamed ARKOUN, aucun parmi les examinés ne put bénéficier d'une note supérieure à 13 sur 20 !

L'élève ARKOUN, lui, a eu droit à un superbe 18,5 sur 20, parce qu'il s'en était allé analyser le concept de "dignité" plutôt que la notion de "bonheur" !

Voici ce qu'il écrivit sur sa copie : "La notion de bonheur est sélective par essence. Le concept de la dignité est ce qui distingue le plus l'être humain des autres espèces. Il peut se contenter de peu, mais ne peut sacrifier sa dignité, mort ou vif"

Qu'est-ce à dire ?
La dignité est la seule qualité qui peut nous accompagner toute notre vie, mais qui transcende la finitude pour nous accompagner après la mort.

En vérité, la dignité est le maître-mot apte à juger tout à la fois d'une existence réussie et d'une mort tout aussi "réussie".

En effet, quand on parvient à investir la mémoire des siens, voire de ses contemporains, et que sa tombe devient un lieu de visite ou même de pèlerinage, on aura alors réussi à la fois sa vie et sa mort !

On aura donc mérité l'estime de ses contemporains durant sa vie et le "panthéon" de la mémoire collective après sa mort.

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste




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