L’indifférence des instances internationales et des pays arabes envers la répression par Israël des Palestiniens a amené la Résistance à entrer directement sur la scène de combat.

S’attardant sur les dimensions et les raisons des tirs de roquettes de la Résistance palestinienne, le mardi 29 mai, en direction des colonies israéliennes aux alentours de Gaza, l’expert des questions internationales Saadallah Zaeri a affirmé : 
« Ces attaques sont en effet un nouveau modèle de riposte aux frappes israéliennes contre Gaza et au massacre des citoyens palestiniens lors de la Marche du grand retour. Cela montre qu’on est témoin d’un changement fondamental de la stratégie des groupes de résistance palestiniens face à Israël. »
Selon ce dernier, les attaques de mardi témoignent du fait que les Palestiniens et les groupes de résistance ont pris les devants, passant de la défensive à l’offensive. Les attaques du 29 mai sont une riposte au silence de la communauté internationale et des pays arabes face au bafouement des droits des Palestiniens, si bien que non seulement le blocus de Gaza n’a pas été levé pendant toutes ces années, pire encore, Qods a été reconnue comme capitale d’Israël, a-t-il estimé.
« Il y a six millions de réfugiés palestiniens dont une partie est hébergée dans les pays voisins et le reste installé dans des camps à l’intérieur des territoires occupés. Tout cela montre que le régime israélien fait fi des résolutions de l’ONU qui reconnaissent le droit au retour des Palestiniens. Dans ce droit fil, il faut savoir que Gaza et la Cisjordanie sont deux territoires séparés l’un de l’autre, dont les habitants ne sont pas autorisés à faire des allers-retours. Depuis 11 ans, l’enclave de Gaza est soumise à un blocus illégal et les citoyens gazaouis ne peuvent pas se rendre en Cisjordanie pour rencontrer leurs familles. Les Palestiniens de la Cisjordanie vivent dans la même situation. En effet, un blocus bilatéral s’est installé », a-t-il ajouté.




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