Dans un revers cinglant de la situation dont l'Italie a le secret, le président de la République italienne Sergio Mattarella, qui n'est là que pour inaugurer les chrysanthèmes, a mis son veto à la nomination du Premier Ministre choisi en commun par 5étoiles, la Ligue et le parti de Berlusconi, qui, je le rappelle, a eux trois ont recueilli 70% des voix anti-européennes.

Les Italiens n'ont eu qu'un seul tort, voter contre l'Europe.
Les journaux payés par Bruxelles vous expliquent que c'est parce que le CV du juriste Giuseppe Conte (professeur de droit à Florence) a été bidonné. Et surtout parce que la Lega et 5étoiles voulaient comme Ministre de l'Economie Paolo Savona, âgé de...81 ans, économiste ennemi féroce de la monnaie unique euro...

Et bien évidemment, les Italiens voient tout cela comme une immense trahison de leur vote et un viol du peu de démocratie que l'Union Européenne leur a laissée.

En clair, voici une situation politique EXPLOSIVE !!!!
Bien évidemment, vous pouvez voir la main "invisible" de Bruxelles sur cette affaire puisque les Italiens vont être obligés de... revoter.

Luigi Di Maio, patron du mouvement 5 étoiles, a même demandé devant toutes les caméras de télévision à ce que le président Mattarella soit déstitué de son poste, étant donné qu'il a balayé d'un revers de main le vote de tous les Italiens. "On a maintenant une crise institutionnelle d'une ampleur inégale à cause de lui, et pour cela il devrait être traduit devant un tribunal. Je suis fou de rage... vous n'avez aucune idée de ce qu'il vient de faire, détruire 80 jours de travail intense pour donner un vrai gouvernement à l'Italie".

Les anti-populistes en revanche se frottent les mains: "Le président Mattarella semble profiter, lui aussi, de l’occasion pour obtenir un nouveau délai, ainsi que des garanties supplémentaires pour que les portefeuilles des affaires étrangères et de l’Europe reviennent à des figures pro-européennes" peut-on lire dans Le Monde par exemple.

En attendant, cette nuit, le président de la République Mattarella (pro-européen évidemment) a décidé de former son propre gouvernement en attendant les nouvelles élections (ce qui veut dire a priori que quel que soit la proposition, il y mettra son veto). Et devinez qui est pressenti ministre de l'Economie ? Un ancien fonctionnaire du... FMI et de la Banque Centrale italienne, Carlo Cottarelli (lien) !!! Lire aussi le NYT ici.

Les fascistes de Bruxelles, comme je vous l'avais annoncé, n'ont pas l'intention de laisser les Italiens choisir leurs dirigeants comme ils le veulent.

PS1: à ce propos, en référence à mon papier de lundi dernier, vous avez vu que les taux d'intérêt des bons du Trésor italiens ont explosé, ainsi que les CDS.

PS2: la seule bonne nouvelle (si j'ose dire) c'est que cela me donnera l'occasion de retourner à Rome pour couvrir les nouvelles élections.

PS3: la réaction de Nicolas Dupont-Aignan n'a pas tardé: "?Soutien au peuple italien contre un coup de force antidémocratique. En refusant de nommer Paolo Savona comme ministre de l'Economie, le Président italien Sergio Mattarella a déliberement choisi de saboter un gouvernement élu par le peuple. Il s'agit d'un coup de force inacceptable contre la démocratie en Italie.

Rappelons que le Président actuel avait été désigné non par les Italiens mais par l'ancienne majorité parlementaire du Parti Démocrate laminée aux élections. Il n'a aucune légitimité pour bloquer un ministre issu de la nouvelle majorité. En vérité, M. Savona et ce gouvernement critiquent la pensée unique pro-Union Europénne et dérangent ceux qui ont ruiné l'Italie. Ces nouveaux dirigeants élus veulent s'opposer frontalement aux politiques stupides qui ont conduit l'Italie dans le mur.

Une fois encore, l'Union Européenne et les chiens de garde du système bafouent le vote libres des citoyens ! Ils affirment constamment leur mépris de la démocratie. Les "puissants" ne respectent le vote des citoyens que lorsqu'il valide leur propre programme ! Les vrais démocrates et républicains comme DLF soutiendront toujours la seule légitimité qui vaille : le vote du peuple. Plus que jamais nous apportons notre solidarité au choix démocratique des Italiens face à cette manipulation."






0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top