Pékin a officiellement ouvert une nouvelle voie ferrée vers l'Iran, alors que les États-Unis exhortent ses entreprises à mettre un terme à leurs opérations avec la République islamique.

Alors que le Président Trump durcit sa position vis-à-vis de Téhéran, sortant de l'accord nucléaire de 2015 et appelant à un nouveau régime de sanctions, la Chine est prête à saisir cette opportunité commerciale en ouvrant un nouveau chemin de fer international reliant Téhéran et Bayannur, dans la région autonome chinoise de Mongolie-Intérieure, annonce l'agence Chine nouvelle. 

La Chine a envoyé jeudi le premier train de Bayannur transportant 1.150 tonnes de graines de tournesol, car cette ville est située dans la plus grande zone de production de ces graines en Chine. Le pays exporte chaque année quelque 180.000 tonnes de graines de tournesol, approvisionnant les marchés du Moyen-Orient, d'Europe et des États-Unis. 

Comparé au transport maritime, le ferroviaire raccourcit le délai de livraison d'environ 20 jours: les graines de tournesol chinoises arriveront à Téhéran, en passant par le Kazakhstan et le Turkménistan, dans deux semaines, soit moins de la moitié du temps nécessaire auparavant. 

Début mai, la tension est montée d'un cran autour du programme nucléaire iranien après la décision des États-Unis de se retirer de l'accord de juillet 2015, annoncée par le Président Trump le 8 mai dernier. Aux termes de l'accord, l'Iran doit brider son programme nucléaire et ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales visant la République islamique. Donald Trump a également déclaré que Washington rétablirait les sanctions imposées à Téhéran et suspendues suite la signature de l'accord de 2015.





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