Gilberto Gil, musicien et héro culturel brésilien légendaire, annule son concert prévu le 4 juillet à Tel Aviv. Son annulation répond au récent massacre par les Israéliens de plus de 100 civils palestiniens à Gaza. 

Gil, qui a remporté de multiples Grammy Awards et Latin Grammy Awards et qui a été ministre de la Culture du Brésil, est largement considéré comme faisant partie des plus éminents musiciens d’Amérique Latine. 

Dans sa tentative de répression de la « Grande Marche du Retour » massivement pacifique avec des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza, Israël a organisé ce que Amnesty International décrit comme une politique de tirer-pour-tuer-ou-mutiler. Résultat, plus de 100 civils palestiniens ont été tués depuis le 30 mars et plus de 10.000 blessés, beaucoup d’entre eux à balles réelles. Parmi les tués, on trouve au moins 12 enfants abattus, dont la petite Laila Ghandour de 8 mois qui a été asphyxiée par des gaz lacrymogènes déversés sur sa famille qui se trouvait à plus d’un kilomètre de distance de la barrière où étaient postés les snipers israéliens. 

Alors qu’Amnesty International a appelé à un « embargo militaire » contre Israël, l’ONU a appelé à une enquête indépendante sur les « meurtres illicites et délibérés » commis par Israël à Gaza. Gilberto Gil a été deux fois Ambassadeur de Bonne Volonté pour l’ONU. 

En 2015, Gil, accompagné d’une autre légende brésilienne de la musique Caetano Veloso, a défié les appels palestiniens et internationaux à s’abstenir de se produire à Tel Aviv. Quelques mois plus tard, Veloso annonçait qu’il « ne retournerait jamais » jouer en Israël. 

En annulant ce concert, Gil se retrouve en bonne compagnie avec de nombreux artistes de renommée mondiale qui ont refusé de blanchir par l’art le régime israélien d’oppression, tels que Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, feu Gil Scott-Heron, Faithless, Roger Waters, parmi beaucoup d’autres. 

Parodie de la chanson «Toy»
Notons aussi la mobilisation du monde du spectacle comme la parodie de la chanson «Toy» de Netta Barzilai, la gagnante israélienne de l'Eurovision, par une humoriste néerlandaise. Le texte évoque notamment les récentes violences à Gaza. 


«Regardez comme c’est beau, je lance des bombes, Israël gagne à nouveau, il y a déjà 70 ans que la fête a commencé» : la très politique parodie de Sanne Wallis de Vries, diffusée le 20 mai sur la chaîne publique néerlandaise BNNVARA, n'a pas fait rire tout le monde. Ce détournement de la chanson «Toy», de la gagnante israélienne de l'Eurovision Netta Barzilai, a même provoqué la colère des autorités israéliennes, quelques jours après les violences meurtrières qui se sont produites dans bande de Gaza. 

En images de fond défilant sur un écran derrière l'humoriste néerlandaise, affublée d'une tenue rappelant celle de Netta Barzilai, des scènes de Palestiniens manifestant contre le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Au moins 60 personnes avaient été tuées lors de cette manifestation et plus de 2 000 blessées par des tirs israéliens. 

«Si la fête retombe, assurez-vous de parier sur les ambassades, avec votre ka-ching, ka-ching et votre ping-a-ping, avec vos dollars et votre argent, avec ton ka-ching, ka-ching, ka-ching», chante notamment l'artiste néerlandaise. 






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