L’Europe a décidé d’activer un mécanisme « excluant » les entreprises européennes des sanctions américaines, ce qui va faire une belle jambe en dehors des effets d’annonce.

Par exemple, en ce qui me concerne, je m’exclus du système fiscal français… Si, si, c’est ce que je viens d’expliquer très sérieusement à mon agent des impôts qui n’en pouvait plus de rire.

Comme il est sympa le gars des impôts à côté de chez moi, il m’a expliqué que je m’excluais de ce que je voulais, mais que lui, comme il était plus fort que moi, il me ferait quand même cracher au bassinet même si je m’étais exclu.

Bon, eh bien avec les sanctions américaines, c’est la même chose. Une banque qui veut avoir des dollars devra soit ne pas travailler avec l’Iran, soit payer l’amende américaine, soit l’Europe devra user de mesures aussi violentes de rétorsions à l’égard de toutes les entreprises américaines qui travaillent en Europe. Par exemple, si les États-Unis prennent 100 milliards d’amendes, on prend la même somme à McDo, Coca et Google…

Bon, c’est sûr que cela va tendre un poil les relations… entre les deux blocs, et je ne suis pas persuadé que l’Union européenne se lance dans une guerre commerciale contre les États-Unis.

Charles SANNAT

Se disant opposé aux sanctions américaines visant les entreprises européennes travaillant avec l’Iran, le chef de la diplomatie française a promis que l’UE instaurerait un mécanisme spécial pour les protéger.

S’exprimant ce mercredi sur France Inter, Jean-Yves Le Drian a jugé « inacceptable » que les entreprises européennes travaillant avec l’Iran puissent être sanctionnées par les États-Unis. Le chef de la diplomatie française a dénoncé un désaccord, à la fois sur le fond et sur la méthode, à ce sujet avec Washington.

« Nous sommes tout à fait opposés à ces mesures (…) extraterritoriales, on ne se plie pas », a dit le ministre français des Affaires étrangères, qui a rappelé la décision de l’Union européenne de mettre en œuvre un mécanisme financier « immunisant » contre ces sanctions les entreprises intervenant en Iran.

Les États-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de cet accord et promettent d’imposer à l’Iran les sanctions « les plus dures de l’histoire », ainsi que l’a déclaré lundi le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

« Mais (…) nous avons un désaccord de fond parce que nous estimons que l’acquis qui a été produit par l’accord de Vienne, qui empêche réellement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, est un acquis considérable », a déclaré M. Le Drian cité par Reuters.

« Cet accord n’est pas mort (…) Les États-Unis s’en sont retirés, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Chine la Russie en font toujours partie », a-t-il ajouté.
Concernant la méthode, la France considère que les sanctions envisagées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran ne sont pas de nature à favoriser le dialogue.

« Au contraire, ça va favoriser en Iran la présence et la puissance des conservateurs, ça va affaiblir le Président (Hassan) Rohani, qui voulait négocier », a-t-il ajouté. « Et, finalement, cette posture risque de mettre davantage en danger la région que cela ne l’est aujourd’hui. »








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