Le marché de la traduction automatique est occupé essentiellement par Google Translate et Bing de Microsoft, mais un nouveau venu baptisé DeepL (https://www.deepl.com/translator) risque de les coiffer au poteau.

Lancé en 2017, DeepL Translator est un système de traduction automatique basé sur l’intelligence artificielle, capable de fournir des traductions tout en identifiant les nuances de langage les plus subtiles. A l’heure actuelle, il est disponible gratuitement sur DeepL.com et fonctionne en français, anglais, allemand, espagnol, italien, polonais et néerlandais.

La société, allemande, existe en fait depuis 2009 sous le nom de Linguee, qui a été le premier moteur de recherche de traduction sur Internet. Depuis, le site a répondu à plus de 10 milliards de demandes provenant de plus d’un milliard d’utilisateurs. C’est un des outils les plus utiles et populaires du Web, car plutôt que de traduire un mot par son équivalent comme le ferait un dictionnaire, Linguee propose le mot dans son contexte, en indiquant une série d’exemples où le mot a été utilisé.


Galop d’entraînement avec Linguee
Linguee a donc servi de matériel d’entraînement au réseau neuronal de traduction de DeepL, qui fonctionne sur un superordinateur situé en Islande. Celui-ci est doté d’une puissance de calcul capable d’effectuer 5 100 000 000 000 000 opérations par seconde, ce qui est suffisamment puissant pour traduire un million de mots en moins d’une seconde. Pour l’utilisateur qui copie et colle un texte dans un champ, cela résulte en une traduction de qualité, immédiate.

Comment DeepL fait-il la différence avec Google Translate et Bing? Comparés côte à côte, certains paragraphes sont quasiment identiques. Mais là où les phrases sont interprétées différemment, celles de DeepL sont souvent plus justes.

Un fait confirmé par des traducteurs professionnels qui, lors de tests à l’aveugle opposant DeepL à ses concurrents, ont accordé trois fois plus souvent leur préférence à DeepL.

Alors les traducteurs automatiques sont-ils une menace pour les professionnels du métier? «Non, pas à l’heure actuelle», selon Benjamin Bayet de DeepL: «La traduction machine a pour but d’améliorer le rendement et la qualité du travail des professionnels. Notre objectif n’est pas de les remplacer mais d’être pour eux un outil indispensable.»





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