Le passage de siècle (XXè-XXIè) a marqué pour l’Afrique du Nord, et pour le Maghreb en particulier, une transition migratoire 1 incontestable. A l’origine région d’émission des flux, et qui le demeure toujours, l’Afrique du Nord est devenue aussi un carrefour migratoire où se croisent des flux de migrants venant des principaux ensembles géographiques voisins de cette région (Afrique subsaharienne et MoyenOrient) et même de plus loin 2. 

Il est tout aussi incontestable que la région maghrébine a été projetée au devant de la « scène » migratoire internationale depuis que le contrôle des migrations irrégulières et la répression des migrants dits « clandestins » et des passeurs sont devenus un dossier récurrent dans les relations entre l’Europe Unie et les pays de la rive sud de la Méditerranée en général. Cette transition migratoire traduit et révèle également un ensemble de changements en profondeur dans les pays et les sociétés de départ. Ces changements ont affecté les «mondes» de l’émigration dans ces pays et sociétés. Les modes de migrer ont évolué, les catégories et les profils des migrants se sont multipliés et sont plus diversifiés. 

De nouveaux lieux et de nouvelles routes sont mobilisés par les migrants et les différents acteurs impliqués dans la mobilité liée à la migration. De nouveaux territoires sont réinventés. Les espaces et les champs de la migration sont plus articulés et la géographie migratoire plus complexe.





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