Comment et pourquoi l'immigration marocaine en Belgique passe-t-elle de 461 personnes recensées en 1961 à 39.294 en 1970 ?

Cet accroissement trouve bien sûr une explication dans la convention bilatérale de 1964. Mais sa compréhension implique aussi un examen de la situation socio-économique dans laquelle se trouve le Maroc de l'époque. Cette contextualisation fait ressortir la complexité factorielle qui a conditionné l'émigration des Marocains vers l’Europe.

Une tradition de mobilité saisonnière 
Malgré une sédentarisation souvent très ancienne, les populations maghrébines ont continué à se mouvoir dans l'espace pour des raisons de survie économique. Dans les sociétés rurales traditionnelles, les déplacements de populations étaient des comportements récurrents.

Outre la mobilité inhérente aux nomades ou semi-nomades dans les zones septentrionales ou sur les versants de l'Atlas, les montagnards et les gens des zones arides quittaient leurs terres à faibles potentialités de manière saisonnière et temporaire pour louer leur force de travail afin d'acquérir des 
revenus complémentaires.

Deux régions se distinguaient particulièrement par cette mobilité : le Rif oriental dans le Nord, et les pentes de l'Atlas et de l'Anti-Atlas, la vallée du Sous et Agadir dans le Sud-Ouest. L'occupation française accentua ce mouvement.





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