Dans la nuit du 13 au 14 avril la coalition internationale dirigée par les États-Unis a mené une série de frappes contre la Syrie en représailles à l'attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale dont les occidentaux attribuent la responsabilité à Damas.

Le ministère russe de la Défense a réfuté la participation de la DCA russe afin de repousser les frappes de la coalition internationale contre la Syrie. La défense antiaérienne syrienne a réussi à elle-seule à intercepter les deux tiers des missiles lancés contre le territoire du pays.

Les forces de la défense antiaérienne russe n'ont pas participé à la riposte aux frappes de la coalition internationale menées dans la nuit du 13 au 14 avril, a déclaré samedi le ministère russe de la Défense. 

«Les divisons de la DCA russe sur le territoire de la République arabe syrienne n'ont pas été employées afin de repousser une attaque de missiles», lit-on dans le communiqué de la Défense russe. 

Vladimir Djabarov, le premier vice-président du comité des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération, a indiqué que la DCA syrienne avait réussi toute seule à intercepter les deux tiers des missiles lancés contre la Syrie. 

«Je crois que l'armée syrienne a donné son meilleur. Il n'y a pas de morts, seulement des blessés. Je pense que la DCA y est arrivée. Elle a intercepté environ les deux tiers des missiles», a-t-il déclaré. 

D'après les données officielles, deux divisions de la défense antiaérienne russe S-400 assurent la défense des bases russes à Hmeimim et Tartous. Les objets militaires russes en Syrie sont également protégés par le système antiaérien de courte et moyenne portées Pantsir S-1.

Russie : la frappe contre la Syrie ne sera pas sans conséquences
L'ambassadeur de Russie aux États-Unis a prévenu vendredi soir que les frappes coordonnées déclenchées par Washington, Londres et Paris contre la Syrie auraient des conséquences.

Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à "insulter le Président russe", un acte qui aura des conséquences, a averti vendredi l'ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov. 

"Un scénario préconçu est en cours d'exécution", a réagi Anatoli Antonov sur Twitter."Une fois de plus, on nous menace. Nous avons prévenu que de telles actions ne resteraient pas sans conséquences", poursuit-il. 

"Les États-Unis, qui détiennent le plus gros arsenal d'armes chimiques, n'ont aucun droit moral à blâmer d'autres pays", poursuit l'ambassadeur. 

À Moscou, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déploré elle aussi ces frappes contre un "gouvernement souverain qui tente depuis des années de survivre à une agression terroriste". 

"D'abord le 'Printemps arabe' a mis le peuple syrien à l'épreuve, puis Daech, maintenant les roquettes américaines", a écrit Maria Zakharova sur Facebook. 

"Il faut être anormal pour attaquer la capitale de la Syrie juste au moment où elle avait l'occasion d'un avenir pacifique", ajoute-t-elle. 

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené dans la nuit de vendredi à samedi des frappes coordonnées en Syrie en représailles à l'attaque chimique présumée menée le week-end dernier à Douma, dans l'ex-enclave rebelle de la Ghouta orientale. 

Le ministère russe de la Défense a indiqué samedi matin qu'aucun des missiles tirés contre la Syrie n'était entré dans les secteurs de Tartous et de Hmeimim, bases navale et aérienne utilisées par les forces russes et protégées par des systèmes de missiles sol-air.


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