La question de la représentation politique au Maroc de citoyens marocains résidant à l’étranger reste encore posée de manière concrète. Au-delà du principe déjà acquis depuis bien longtemps (discours royal du 6 novembre 2005) et renforcé dans la nouvelle constitution (article 17), il s’agit de mettre en place des formules pragmatiques et des processus concrets qui permettent de traduire dans la réalité palpable le principe de citoyenneté pleine et entière sans amputation aucune dont doivent bénéficier par rapport au Maroc, nos compatriotes vivant à l’étranger. 

L’USFP et le Parti de l’Istiqlal avaient officiellement déposé chacun à la Chambre des Représentants, une proposition de loi organique tendant à la députation des citoyens marocains à l’étranger. De même, au niveau du débat interne mais non encore concrétisé officiellement par des initiatives parlementaires, le PJD et le Mouvement Populaire avaient, chacun de son côté, mis en discussion en leur sein des suggestions intéressantes concernant notamment la représentation des MRE au Parlement. 

La balle est du côté de l'Exécutif 
La balle est en effet dans le camp gouvernemental, il ne dépend que de lui pour faire aboutir en premier lieu les propositions de loi des groupes parlementaires USFP, Istiqlal et PJD, concernant la députation des MRE. Il lui suffit de permettre la reprise des travaux en la matière à la Commission de l'Intérieur de la Chambre des Représenta et de donner un avis favorable sur le principe de cette représentation parlementaire des MRE à la chambre des députés, pour permettre la constitution d'un groupe de travail parlementaire chargé de trouver des amendements consensuels. 

Il appartient en second lieu au gouvernement de manifester sa volonté de discuter les quatre propositions de loi sur le CCME déposées respectivement par le PAM (juillet 2013...), l’USFP (février 2014), Istiqlal et les 4 partis de la majorité. Ces quatre propositions de loi végètent au sein de la Commission Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, n’ayant pas encore été inscrits à l'ordre du jour en raison de l'obstruction de l'exécutif. 
A quand "Marhaba" par le gouvernement aux droits politiques au Maroc des citoyennes et des citoyens marocains à l'étranger ? 
Abdelkrim Belguendouz 
Universitaire à Rabat, chercheur spécialisé en migration




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