Les éditions le Fennec enrichissent leur collection de livres avec la parution d’un nouvel ouvrage collectif intitulé «Bruxelles, la Marocaine», du poète Taha Adnan. Cet ouvrage de 33 textes, a été publié avec le soutien du ministère de la Culture du Maroc et du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). 

Sa publication est née d’un souhait et d’une idée ayant longtemps hanté l’auteur. Pour lui, il s’agissait d’un besoin. Faute de n’avoir pu écrire un livre sur la capitale, il compense son envie en traquant ses écrits dans les ouvrages d’autres auteurs. 

Cette «excursion littéraire», comme l’a qualifié l’auteur, a connu la participation d’une trentaine d’écrivains, poètes et critiques littéraire dont entre autre, Yassin Adnan, Betty Batoul, Abdellatif Laâbi, Fouad Laroui, Abdellah Taïa et My Seddik Rabbaj, le seul à ne pas connaître la ville. 

Ces auteurs sont résidents, de passage ou issus de l’immigration avec comme point commun, la capitale européenne. «Pour cette anthologie, j’ai sollicité la plume de quelques écrivains et retenu des textes déjà disponibles. Chacun d’eux nous propose son Bruxelles, dans son propre style et sa propre langue d’écriture, suivant des cartographies subjectives, personnelles ou intimes. 

Le livre n’est pas pour autant un guide touristique, comme il y en a tant dans toutes les langues. C’est, en filigrane, la trace de la ville dans une littérature marocaine transgéographique qui traduit un fervent désir personnel de réaliser une œuvre collégiale consacrée à Bruxelles», indique Taha Adnan. Chaque écrivain propose de faire découvrir la ville à travers son regard, son vécu, et l’émotion que lui a laissé cette ville, qui bien que ponctué de grisaille est pleine de couleurs ne pouvant laisser personne indifférent, ni ses visiteurs, ni ses habitants. 

Le côté avant-gardiste de la ville est très marqué, que ce soit dans le domaine de l’art avec ses galeries et ses musées, la littérature avec ses librairies et ses bandes dessinées ou encore de la mode. 

Les Dries Van Noten, Martin Margiela ou Diane Von Fürstenberg ne sont plus à présenter. Son architecture également est unique et atypique, avec entre autre l’Art nouveau de Horta que l’auteur Abdallah Zrika fait découvrir lors d’une visite de la maison Horta en l’absence de son propriétaire. Cet héritagé architectural est également légué par Henri Van de Velde et Paul Hankar qui ont marqué l’esthétique de la ville. Bruxelles c’est aussi un melting-pot d’une richesse inépuisable de part la présence de communautés venues de tous les horizons: Congolais, Turcs, Grecs, Portugais, Marocains… cohabitent au-delà des langues, des cultures et des religions. Et c’est cela la «belgitude» finalement, c’est bien d’être un citoyen du monde, vivant dans la paix et la tolérance.

Aïda BOUAZZA











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