Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant. Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l'importance de l'entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.


Le biologiste Pablo Servigne explique que la science prouve l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

« Comme toute représentation culturelle, l’idéologie de la compétition est le fruit d’un processus progressif. On peut dater son apparition au XVIIe siècle, lorsque, dans la foulée des guerres de Religion, les moralistes et les économistes ont cru trouver une bonne idée: en laissant s’exprimer l’égoïsme de chacun sur le plan économique, on permettrait à la société de retrouver son équilibre, grâce à la «main invisible» du marché.

Deux siècles plus tard, la théorie de Darwin a été interprétée dans ce sens-là, notamment par le philosophe Herbert Spencer, dont la pensée donnera naissance à l’idée d’un «darwinisme social». Enfin, dans la deuxième partie du XXe siècle, la génétique et la sociobiologie sont venues renforcer cette mythologie.

Or, depuis quarante ans, de nombreux travaux ont remis en question cette pseudo-évidence et ont montré que l’entraide est un mode d’interaction majeur au sein d’une même espèce, mais aussi entre espèces. » – Pablo Servigne dans une interview de L’OBS.




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