Le Parisien du 28 février 2018 rappelle l’engagement de la ville de Bezons en faveur du peuple palestinien. Il nous rapporte que « le conseil municipal vient de voter une délibération reconnaissant l’État palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale et l’exercice du droit au retour pour les réfugiés, allant dans le sens des résolutions de l’ONU ». 

Depuis 2002, la ville de Bezons est jumelée avec celle de West-Bani-Zaïd, une ville située au nord de Ramallah en Cisjordanie. Le quotidien régional rappelle également que cette amitié franco-palestinienne a toujours dérangé l’opposition de droite. Cette dernière, sous l’étiquette Agir pour Bezons, a refusé de prendre part au vote de la motion reconnaissant l’État palestinien. 
« Cela n’entre pas dans le cadre des prérogatives d’un conseil municipal. Pour nous, ce conflit ne pourra se régler qu’en appelant les deux parties à se reconnaître mutuellement et non à reconnaître qu’un seul peuple », avait souligné le conseiller municipal Malik Benidir. [Rapporté par le Parisien]. 
Alors, une question se pose : 
S’il n’y a pas lieu de ne reconnaitre qu’un seul peuple, en l’occurrence le peuple palestinien, est-ce à dire que M. Malik Benidir ne reconnaitrait pas non plus le peuple israélien ? 

En politique, il faut être équilibré et équitable, sinon cela s’appelle du spectacle politicien. Il est vrai, par ailleurs, que le mot « équilibré » est dangereux à prononcer. Un certain géo-politologue français en a fait douloureusement les frais. 

En réalité, il est plus que probable que cet appel, de M. Malik Benidir, à la non-reconnaissance ne concerne en fin de compte que l’État palestinien. 

L’autre État, celui qui occupe en toute impunité des territoires qui ne lui appartiennent pas, celui qui viole le droit international et met les enfants en prisons, puis les tortures physiquement et psychologiquement en protégeant les colons ultras lorsque ces derniers tuent les gosses de Palestine, quand ils ne les brûlent pas vifs tout simplement, celui qui maintien sans raison et sans procès les militants politiques pacifiques, et qui pratique une politique d’apartheid au vu et au su de la communauté internationale, cet État-là le groupe « Agir pour Bezons » le reconnait bel et bien. 

Quant à l’autre peuple, opprimé par l’Israël, sa non-reconnaissance par la droite française ne peut que couler de source ; car elle procède d’une idéologie… reste à deviner laquelle. 

Haytam Andaloussy 
Écrivain, essayiste, chroniqueur



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