Tout le monde le sait, l’Europe a besoin de plusieurs millions de nouveaux migrants pour assurer la relève d’une population vieillissante et pour la reproduction sur place.

L’Europe, pour rester concurrentielle aux pays riches et aux pays émergents reste tout à fait dépendante de l’immigration pour assurer son avenir industriel, social et démographique. La Belgique, en a aussi besoin d’une main-d’oeuvre qualifiée pour faire face à une pénurie dans plusieurs secteurs de pointe.

Malheureusement, les milliers de clandestins qui se trouvent sur place ne répondent pas aux critères et aux exigences du moment. Ils sont peu instruits en pas qualifiés.

Dans les années soixante la Belgique avait besoin de biceps pour travailler dans les mines, le bâtiment, l’industrie lourde, le textile et la chimie. Aujourd’hui, nous sommes loin des « golden sixties ». Nous nous trouvons à 1000 années lumières. Nous vivons dans un monde qui a été radicalement bouleversé de point de vue technique et du point de vue technologique. Tous les secteurs ont modernisé leurs moyens de production et l’informatique a bel et bien détrôné et a bousculé la tradition ouvrière en mettant hors circuit pratiquement tous les ouvriers manoeuvres.

Par contre, avec deux décennies de retard, comme un tsunami avec sa vague déferlante, les clandestins mal informés de la situation économique et politique rêvent encore d’une Europe riche, accueillante, fraternelle et démocratique. Ils arrivent de partout, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sans parler des Maghrébins et de l’Europe de l’Est.

Pas toujours facile d’immigrer, surtout sans papiers, et le prix à payer pour arriver quelque part en Europe coûte très cher. Quotidiennement, beaucoup laissent leur peau pendant la traversée de la Méditerranée. La décision de quitter son village est lourde de conséquences. Mais le mirage est tellement attrayant qu’il a aveuglé tout candidat à l’aventure même à payer par sa vie pour fuir la misère et la pauvreté.

Personnellement, à chaque voyage au Maroc j’essaye de persuader les éventuels candidats à l’immigration d’investir son énergie dans un projet chez lui et tenter sa chance parce qu’il regrettera d’avoir choisi de quitter son pays et sa famille pour s’aventurer. Malheureusement, comme s’ils sont hypnotisé, pendant que je prodigue conseils et recommandations ils me regardent mais ne m’écoutent pas et ne comprennent pas.

Par contre en Belgique, beaucoup de clandestins reconnaissent leur erreur fatale d’avoir cherché en vain le paradis sur terre et regrettent d’avoir quitté leur pays pour se retrouver en enfer.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 18 janvier 2009




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