A court de devises, le gouvernement emploie désormais tous les moyens pour ne pas épuiser rapidement les réserves de change. Pour cela, les autorités comptent apparemment sur l’argent des émigrés.

Ainsi, dans une récente note adressée à la communauté nationale à l’étranger, le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme décrit les conditions d’éligibilité d’accès à au logement participatif public (LPP).

Selon le ministère de l’Habitat, « ces logements sont destinés aux acquéreurs non résidents (en Algérie) qui ne possèdent pas ou n’ont pas possédé en qualité de propriétaires, ni eux ni leur conjoint, sur le territoire national un bien à usage d’habitation, à l’exception d’un logement de type F1, un lot de terrain à bâtir et qui n’ont pas bénéficié d’une aide financière de l’Etat pour l’acquisition ou la construction d’un logement ». Selon la note révélée par l’APS, le postulant devra constituer un dossier comprenant « une demande d’achat du logement, une copie de la pièce d’identité nationale, un certificat de résidence à l’étranger et une déclaration sur l’honneur signée par le demandeur et légalisée au niveau du consulat du pays de résidence, attestant qu’il n’a pas bénéficié, ni lui ni son conjoint, d’un logement public, d’un lot de terrain ou d’une aide financière de l’Etat pour l’acquisition d’un logement ou dans le cadre de l’auto-construction d’un logement ». Le tout sera envoyé à l’Entreprise nationale de Promotion immobilière (ENPI). Les inscriptions préliminaires devront s’effectuer en ligne, ajoute le ministère de l’Habitat.

C’est la première mesure concrète que prend ainsi le gouvernement en direction de la communauté nationale établie à l’étranger. Lors de sa récente visite en France, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a promis des mesures en direction de ces citoyens algériens.

Malgré une forte présence des Algériens à l’étranger, les montants des fonds transférés vers le pays sont très minimes, comparés à ceux envoyés par les Marocains ou même les Tunisiens, dont le nombre est pourtant inférieur à celui des Algériens. D’où l’ouverture de 5 agences BEA (Banque extérieure d’Algérie) en France et l’adoption de cette nouvelle formule de logements.



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