Les Etats-Unis se sont grandement développés sur les ruines de la seconde guerre mondiale. Son hégémonie est aujourd’hui contestée par d’autres puissances émergentes, qui contrarient les intérêts financiers états-uniens. Ce qui rend fébriles ses dirigeants, et de plus en plus inquiétant ce pays, aux mains pas toujours propres, où démocratie se conjugue uniquement avec argent !

Comprendre un pays, c’est d’abord connaître les hommes qui l’ont créé, leurs origines et la façon dont ils s’y sont pris pour le construire. A l’origine, principalement colonie anglaise, à l’exception de la Louisiane, les insurgés ont gagné leur indépendance, en 1776, en boutant les Anglais hors du pays. Ils ont ensuite colonisé une grande partie de ce continent nord américain -la conquête de l’Ouest-, en massacrant les peuples autochtones -les Indiens d’Amérique- et en utilisant massivement l’esclavage nègre, venu d’Afrique. Pas de place pour le moindre sentiment, voire apitoiement, pour la souffrance des êtres humains.

Voilà résumé l’avènement de ce pays, dominé par des immigrés européens, aux racines parfois peu reluisantes : bagnards, criminels, repris de justice, dont les Etats se débarrassaient à bon compte, pour entretenir les nouvelles terres conquises, au-delà de l’océan Atlantique. Pas surprenant que les vagues d’immigration du 20ème siècle aient apporté leurs lots de mafieux, dans ce pays à la démocratie en trompe-l’oeil, dont la seule religion est l’argent, qui compte plus de 146 millions de pauvres ou à faible revenu (source Bureau américain du recensement, en 2013), sur une population de 326 millions d’habitants (en 2017). Tout sauf le modèle idyllique que les acharnés porte-voix de l’ultralibéralisme débridé tentent de vendre aux peuples de la planète. (1)


Pour les États-uniens, l’argent n’a pas d’odeur
Quand le régime nazi d’Hitler s’installe au pouvoir, à partir de 1933, les banquiers états-uniens y trouvent un intérêt. Ils financent le régime nazi. Plusieurs groupes industriels collaborent avec les nazis et participent au réarmement de l’Allemagne, en violation du traité de Versailles de 1919. L’argent n’a pas d’odeur. Sauf que, si les États-uniens avaient été respectueux du droit international, l’Allemagne n’auraient jamais été en capacité d’attaquer militairement une partie de l’Europe. (2)

L’entrée en guerre des Etats-Unis compromettait les affaires avec l’Allemagne et les juteux bénéfices qui en étaient tirés. Roosevelt lui-même n’était pas convaincu et tenait à protéger les intérêts de ses riches compatriotes et contributeurs de ses campagnes électorales. Finalement, la guerre sera un formidable moyen pour les Etats-Unis de gagner de l’argent sur les ruines des pays dévastés et d’imposer son hégémonie économique au reste du monde.

Ainsi, l’anglo-saxon Roosevelt, qui détestait De Gaulle, « le gêneur » voulait, ni plus ni moins, rayer l’hexagone de la carte des Etats souverains, en instaurant un gouverneur pour la France. Il avait même fait imprimer une nouvelle monnaie. Heureusement, la force de caractère du chef de la France libre a fait capoter les projets scélérats de Roosevelt. (3)

Les anglo-saxons ne connaissent que leurs intérêts
Les anglo-saxons, et partant, les États-uniens, ne raisonnent qu’en termes d’intérêt, ils n’ont aucune culture humaniste. En 1944, à Bretton Woods, les États-uniens imposent le dollar comme monnaie mondiale de référence. En 1973, Nixon détériore à nouveau le système monétaire en imposant l’abandon de l’étalon or pour l’appréciation de la valeur des monnaies -qui jusque-là était un gage de stabilité-. Le dollar devient la monnaie d’appréciation. Le monde se trouve dès lors soumis aux fluctuations monétaires et à une instabilité voulue, qui aliment la spéculation au profit des riches financiers états-uniens.

Dans le même temps, les États-uniens commettent les pires atrocités au Viêt-Nam, au cours d’une guerre conduite au nom de la démocratie. Toujours ce fallacieux prétexte. Les populations sont massacrées sous les bombes au napalm… ! Les Etats-Unis financent leurs interventions militaires et leur développement économique par une dette devenue colossale : 20 000 milliards de dollars en 2017.

Les néo-libéraux de Bush programment la déstabilisation du Moyen-Orient
A la fin des années 1980, au mépris des subtilités culturelles proche-orientales, les néos-libéraux programment la déstabilisation du Moyen-Orient, pour garder la mainmise sur les ressources pétrolières. Sous prétexte d’apporter la démocratie, une fois encore ! ils font ce qu’ils ont toujours fait, notamment en Amérique latine, au Chili en particulier, avec l’assassinat, en 1973, du président Allende : ils soutiennent secrètement les régimes dictatoriaux, sauf lorsque ceux-ci affirment leur non allégeance aux Etats-uniens...

… Ce qui était le cas de Saddam Hussein, en Irak, proche de l’URSS, et du panafricaniste Mouammar Kadhafi, en Libye. Là, ils fomentent des révoltes, comme le « printemps arabe » pour s’emparer durablement des matières premières. Au Moyen-Orient, la tête de pont des Etats-Uniens est Israël, un Etat sioniste, aux mains de faucons insensés, prêts, y compris au prix d’une déflagration atomique mondiale, à défendre leur dogme de peuple élu de Dieu, propriétaire pour l’éternité de la terre palestinienne !

Après l’Afghanistan, pendant les années 80, où ils ont armé les Talibans pour chasser les Russes et financé Al Qaida et son chef Ben Laden, dans le courant des années 2010, les États-uniens appuient les terroristes de l’État Islamique, pour destituer le président syrien, Bachar Al Assad, le protégé des Russes. Ne retenant pas, une fois encore, la dure leçon du Viêt-Nam et de l’Iran, pays où ils ont, malgré leur force militaire, essuyer leurs défaites les plus cuisantes.

A la même période, en Ukraine, ils soutiennent le soulèvement contre le régime pro-russe, à la seule fin d’affaiblir la Russie de Poutine et d’empêcher une reconstitution de l’Union Soviétique, qui n’est ni dans l’intention du dirigeant du Kremlin, ni, objectivement, dans ses possibilités. Aujourd’hui, l’Ukraine, totalement déstructurée, est devenue une dangereuse pétaudière.

Plus de 1400 bases militaires pour dominer le monde
Avec plus de 1400 bases militaires disséminées à travers le monde -contre une douzaine seulement pour la Russie-, et le plus important arsenal militaire, notamment nucléaire, de tous les pays, la volonté des Etats-Unis, première puissance mondiale, reste le maintien de son hégémonie sur la planète pour assurer des profits financiers à ses plus riches citoyens. Les accords commerciaux passés, ou en passe de l’être, avec l’Europe, l’Asie ou l’Afrique n’ont d’autre but que d’empêcher des pays à fort potentiel économique , tels que la Chine, l’Inde et même la Russie, de s’unir pour concurrencer les Etats-Unis au risque de leur faire perdre leur suprématie. Sauf que les BRICS, accord de coopération entre le Brésil, l’Inde, la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud, est devenu une réalité, depuis 2011, n’en déplaise aux États-uniens. Ils représentent 40 % de la population de la planète et 20 % du PIB mondial.

Dès lors, avec l’aide des vassaux européens, incapables de s’affranchir de la tutelle états-unienne, -à l’exception de Chirac, le président français, et Schröder, le chancelier allemand, en 2003, qui ont refusé avec Poutine, l’invasion de Irak-, ils organisent la pression contre la Russie, à propos de l’Ukraine, pays aux mains d’une oligarchie mafieuse. Le droit international repose sur la charte des Nations Unis de 1945. Le siège de l’organisation mondiale des états membres, l’ONU, étant à New-York, tout se passe sous le contrôle et l’influence des États-uniens qui, par ailleurs, dirigent l’OTAN, le bras armé des Occidentaux, créé, à l’origine, contre la menace du Pacte de Varsovie, autour de l’ex-URSS.

Qui sera le De Gaulle de demain, capable de s’opposer à l’hégémonisme états-unien
Un des rares chefs d’Etat à s’être émancipé de cette organisation militaire est le Général de Gaulle, en 1966, qui a quitté le commandement intégré de l’OTAN et renvoyé les militaires états-uniens stationnés ou cantonnés en France. Lequel De Gaulle a appliqué une politique étrangère ouverte en direction de la Chine et de l’URSS, de façon à équilibrer les relations bilatérales.

Malheureusement, Sarkozy, fortement soupçonné d'être un agent de la CIA (4), devenu le pire président de la République française, entre 2007 et 2012, a cassé la décision de son illustre prédécesseur (dont il se réclamait pourtant) et asservi à nouveau la France à un atlantisme aveugle.

Aujourd’hui, Macron, le vassal des Etats-Unis, a mis ses pas dans les pas de Sarkozy, tout en affichant un multilatéralisme de façade, qui ne trompe personne. En témoigne sa relation privilégiée avec Trump, le fantasque et imprévisible président des Etats-Unis, digne représentant du tempérament anglo-saxon, qui défend exclusivement les intérêts des financiers et de ses électeurs de « l’Amérique états-unienne » profonde. Ses gesticulations contre la Corée du Nord relèvent d’un jeu de rôle bien compris entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Se libérer de la langue anglaise, destructrice de la diversité culturelle
Qui sera capable de tenir réellement tête aux Etats-Unis ? Poutine, le Russe ? Xi Jinping, le président Chinois ? A moins que le géant anglo-saxon aux pieds d’argile, devenu de plus plus incohérent et vindicatif, au plan international, ne s’effondre sur lui-même, délaissé et ignoré par le reste d’une communauté mondiale, émancipée, affranchie, libérée de cette langue anglaise destructrice de la diversité culturelle. Des pays qui auront enfin compris qu’ils n’ont pas ou plus besoin de cette Amérique-là pour s’en sortir.

Fortement concurrencés par la Chine, les Etats-Unis sont aujourd’hui, par leur volonté de, plus que jamais, dominer le monde pour préserver leurs intérêts financiers et économiques, -en dépit de la volonté de repli annoncée par son actuel président-, la principale menace pour la paix de l’humanité. 





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