Il y a un mois, Stephen Paddock, un Américain de race blanche, semait la désolation à Las Vegas, en tuant froidement 58 personnes avant de se suicider, d’une balle dans la tête. L’État islamique a revendiqué l’attentat, mais les autorités américaines ont vite fait d’écarter la thèse d’un acte terroriste.

Mieux, un neurologue a été désigné pour examiner en long et en large le cerveau du tueur, histoire de comprendre ses motivations et ainsi faire avancer l’enquête. On croit rêver. Mais non... Hier mardi, un jeune américain d’origine ouzbek a foncé avec sa voiture dans la foule dans le sud de Manhattan, faisant plusieurs morts (8 au total) et blessés.

Avant même la fin de l’enquête, les autorités américaines ont conclu qu’il s’est agi d’un acte terroriste. Morale de l’histoire : les sociétés foncièrement racistes ont toujours éprouvé de la difficulté à se départir de certains réflexes racistes.

Les terroristes, ce sont les autres, et non les blancs. Ces derniers peuvent exterminer des populations entières, on les qualifie de « zinzins », on évoque des « problèmes psychiatriques », on plaide la démence, etc. Mais le mot « terroriste », lui, est toujours réservé aux autres, à ceux-là qu’on veut diaboliser et déshumaniser aux yeux de l’opinion publique. 
Pire encore, ces Occidentaux ont une extraordinaire capacité de se faire passer pour les victimes de leurs victimes, n’hésitant pas à les qualifier de terroristes. Avec ces gens, les mots n’ont plus de sens...


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