« L’apartheid l’annexion, les déplacements de masse et les sanctions collectives sont devenus l’essence des politiques de l’Etat israélien » Richard Falk Ancien rapporteur spécial de l’O.N.U. « Celui qui m’a transformé en réfugié m’a transformé en bombe » Mahmoud Darwich ( Immense poète palestinien) I

Il y a cent ans jour pour jour un ministre britannique du nom de Balfour décidait de spolier un pays de sa Terre pour la donner à des individus qui pour la plupart ne sont pas nés en Palestine mais en Europe centrale ; Comme cela sera le cas de l’idéologue du sionisme Théodore Herzl journaliste hongrois comme cela sera le cas de Jabotinsky et de tous les dirigeants israéliens qui sont dans leur immense majorité des ashkénazes peut être des natifs russes, ukrainiens moldaves qui faisaient partie du royaume Khazar dont on sait que le roi s’est converti au judaïsme , événement relaté par Arthur Koestler dans son ouvrage : « la treizième tribu d’Israël ». Ce sera le début de la plus grande catastrophe du peuple natif de Palestine

Qui sont ces Palestiniens qui refusent de disparaître ?
Pour la période récente le calvaire de Ghaza Au-delà de la religion et de l’ethnie, ce sont des hommes et des femmes qui meurent, ce sont des enfants qui vivent dans la hantise de mourir. Souvenons-nous de décembre 2008 à Gaza: 1 300 morts Gazaouis dont 400 enfants: et 13 soldats israéliens. Les Palestiniens sont 10 millions et connaissent une importante diaspora. Plus de 4 millions d’entre eux ont le statut de réfugiés, suite à l’exode palestinien de 1948 et à la guerre des Six Jours. 2,6 millions vivent en Jordanie, 1,2 million en Israël, 500.000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le Monde arabe. Seuls 3,7 millions vivent dans les «territoires palestiniens» (Bande de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem-Est). Le Conseil national palestinien a proclamé l’indépendance d’un État de Palestine le 15 novembre 1988 à Alger, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, «prise en compte» par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations unies, votée le 15 décembre 1988. Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Le 13 septembre 1993, en présence du président Bill Clinton, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin signent une déclaration élaborée à Oslo qui aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël Depuis, plus rien… La colonisation bat son plein. La Cisjordanie est de plus colonisée . On parle de 500.000 israéliens dans les territoires occupés. L’actuel gouvernement israélien fort du soutien américain aidé en cela par ses lobbys de par le monde ne veut rien entendre. Le monde est tétanisé les Arabes devant le fait accompli commencent à dialoguer avec Israël des alliances contre nature se font entre l’Arabie saoudite et l’Etat sioniste. Il en sera ainsi du Maroc du Koweit du Qatar qui a des degrés divers ont des relations avec l’Etat israéliens Cent ans après Theresa May contre toute logique et discernement , décide de fêter ce génocide à bas bruit avec le bourreau israélien actuel Benyamin Netanyahu sous les protestations molles de Mahamoud Abbas qui aurait du être invité tant il parait complice depuis dix ans la normalisation actuelle

Que dit la Déclaration Balfour ?
Comme lu sur Wikipédia nous avons uen vue d’ensemble de l’atmosphère qui prévalait en plein première guerre mondiale. Le contexte était assez délicat. Il fallait battre les Allemands et les Anglais les Français avaient aussi des « visées pétrolières. » : « La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte datée du 2 novembre 1917 et signée par Arthur Balfour, Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission. « Cher Lord Rothschild, J’ai le grand plaisir de vous adresser, de la part du Gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante, sympathisant avec les aspirations juives sionistes, déclaration qui, soumise au cabinet, a été approuvée par lui. : « Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays. Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste (en). » (1)

Pourquoi les Anglais donnent ils aux Juifs une Terre qui ne leur appartient pas ?
Les Anglais se sont permit à l’instar de Dieu de promettre aux Juifs, une Terre qui ne leur appartient pas ! Est-ce par philanthropie voire judéophilie ? En fait ce sont de sordides marchandages pour la gloire de l’empire britannique en mauvaise posture durant la guerre : « À l’aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l’Empire ottoman. C’est l’une des dernières régions que garde l’Empire en déclin, Il est malgré tout l’un des Empires centraux engagés dans le conflit, Les grandes puissances traduisent leur convoitise par des visées différentes : La Grande Révolte arabe de 1916-1918 brise l’État ottoman et ouvre plusieurs flancs dans les zones arabes. Plusieurs raisons différentes ont été évoquées pour justifier la décision de Lord Balfour d’engager l’Empire britannique dans le sionisme. C’est l’époque du « Grand Jeu », selon l’expression de Rudyard Kipling, pour maîtriser les zones riches en pétrole et protéger l’accès aux Indes. Les Allemands cherchent à achever le chemin de fer Berlin-Bagdad. La campagne de Mésopotamie (1914-15) par les forces britanniques et indiennes cible les gisements de pétrole du Koweït et de Bassorah. Les accords Sykes-Picot, confirmés par le Traité de Sèvres, confirment le tropisme pétrolier » (1).

« Le don aux Juifs de la Palestine ferait partie d’un plan plus large de contrôle des routes commerciales dans le cadre de ce Grand Jeu. Si l’Irak est proche du Golfe Persique, et donc de l’Inde, la Palestine est proche du canal de Suez en Égypte. D’après Jacob Yeredor, une Palestine en partie juive assure une présence d’origine européenne au Moyen-Orient, région arabe et principalement musulmane . Le mouvement sioniste est une partie prenante dans ces efforts et offre plusieurs solutions au niveau politique, militaire, économique et journalistique. Au niveau politique depuis 1897, le monde juif est politiquement représenté par le mouvement sioniste créé par le journaliste hongrois Théodore Herzl et représenté en Angleterre durant la guerre par le scientifique russe Chaim Weizmann. Selon le Premier ministre de l’époque Lloyd George, dans ses Mémoires remercier Chaim Weizmann pour la synthèse de l’acétone, un composant de la cordite ( explosif) » (1)

« La solution était de les faire se battre dans une légion. La Légion juive comme proposé par le journaliste ukrainien Vladimir Jabotinsky recrutant les réfugiés russes en Angleterre et aux États-Unis, et les réfugiés de terre sainte au Caire sous administration britannique. Au niveau économique, Chaim Weizmann avait trouvé un procédé pour synthétiser l’acétone nécessaire à la fabrication de la dynamite de façon beaucoup moins chère, ce qui lui valait l’amitié du ministre chargé des fournitures militaires. Le coup médiatique de la déclaration Balfour ainsi que la prise de Jérusalem dans la foulée représentait finalement une motivation pour les Juifs de choisir le camp britannique. Il faut faire remarquer que les Juifs de 1914 étaient très patriotes et se battaient autant pour la France que pour L’Allemagne » (1)

Enfin pour Jonathan Schneer, historien américain et auteur du livre « La déclaration Balfour », estime qu’Israéliens et Palestiniens ont « tous les deux raison ». « Les Israéliens la considèrent comme la pierre angulaire de la naissance d’un Etat juif et les Arabes comme celle de leur dépossession et de leur misère », Les dirigeants britanniques de l’époque estimaient en effet que la communauté juive était capable de les aider à gagner la Première Guerre mondiale en raison de son influence supposée dans les finances et en Russie » (1)

« La déclaration Balfour s’inscrit en contradiction avec les engagements pris auprès des nationalistes arabes qui revendiquent un grand État indépendant (accords Hussein-McMahon en 1915). Le soulèvement arabe fut stratégiquement soutenu par les puissances de l’Entente, en ceci qu’il affaiblissait considérablement l’Empire ottoman. Ils prolongent en fait les accords Sykes-Picot, conclus secrètement en 1916, qui prévoyaient la mise sous tutelle internationale des possessions ottomanes au Moyen-Orient Lors du démantèlement de l’empire ottoman, le monde arabe s’attendait à l’indépendance promise, mais une partie de la population prend connaissance de la déclaration qu’on essayait de lui cacher. (…) Cependant, la conférence de San Remo (1920) ne satisfait aucune des demandes arabes. Les mandats britannique et français en Irak, Syrie, Liban et Palestine remplacent la domination turque sur une grande partie du territoire revendiqué par les panarabistes. En outre, ils permettent l’enracinement du mouvement sioniste, désormais soutenu par l’Empire britannique ». (1)

La symbolique fondatrice pour Israël et destructrice pour la Palestine de la déclaration 
On l’aura compris, cette déclaration est appréciée différemment d’une façon positive par Israël qui y voit la superstructure fondatrice de l’Etat et un motif de lamentation pour les Palestiniens dont les leaders n’ont pas été des espérances de leur peuple. : « La déclaration Balfour, est saluée par Israël comme ayant contribué à la fondation du pays mais critiquée par les Palestiniens comme une étape majeure de la catastrophe qui les a privés de leurs terres « Même si l’Etat d’Israël n’aurait pas vu le jour (en 1948) sans l’implantation (juive qui l’a précédé), sans sacrifice et sans une volonté de se battre pour lui, l’impulsion internationale a indéniablement été la déclaration Balfour », a déclaré M. Netanyahu. (…) Pour le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, la Grande-Bretagne devrait s’excuser pour « une injustice historique qu’elle a commise contre notre peuple » et devrait « la corriger au lieu de la célébrer ». (…) « Si quelqu’un doit choisir cinq documents qui ont façonné l’histoire et l’existence d’Israël, la déclaration Balfour doit en faire partie », assure Paula Kabalo, directrice de l’Institut de recherche Ben-Gourion pour l’étude d’Israël et du sionisme. Les Palestiniens jugent la déclaration, qui mentionne que « rien ne doit être fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives existantes en Palestine », comme colonialiste et même raciste. Elle a été écrite « comme si les Palestiniens n’existaient pas », s’insurge Nabil Shaath, un des principaux conseillers du président Mahmoud Abbas » (2).

La falsification de la réalité
« Que dit la déclaration : « Sa majesté envisage de donner un home aux juifs en Palestine. » Bruno Guigue nous explique comment la complicité traditionnelle avec le sionisme des médias européens fait que le choix des mots est à la pour brouiller les repères . Il écrit : « La lecture occasionnelle du Figaro permet parfois de dénicher quelques perles ! Je cite : “La Déclaration Balfour est l’un des documents diplomatiques les plus importants de l’histoire du Moyen-Orient au XXe siècle : la promesse d’un foyer national juif en Palestine ; le sionisme politique obtient une garantie juridique internationale” (Véronique Laroche-Signorile, 31/10). Voilà qui est fort, très fort même. Faire passer la Déclaration Balfour pour une “garantie juridique internationale” relève carrément de l’exploit conceptuel. (…) Pour Londres, ce texte poursuivait un double objectif. La Première Guerre Mondiale battait son plein, et il s’agissait de rallier à l’Entente l’opinion juive mondiale. En déposant ce présent aux pieds du mouvement sioniste, on comptait obtenir le soutien enthousiaste des juifs américains. Mais ce n’est pas tout. Parrainé par l’Empire britannique, le foyer national juif devait en devenir le bastion avancé au cœur du Moyen-Orient. La Déclaration Balfour, en réalité, est un acte unilatéral qui relève de la politique impériale britannique. C’est pourquoi ce texte n’offrait aucune “garantie juridique internationale” à qui que ce soit. Mal nommer les choses interdit de les comprendre, la lettre de Balfour est précisément la négation de toute garantie légale internationale. Elle acte la dépossession des propriétaires légitimes d’une terre qui est offerte à la prédation sioniste en violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La Déclaration Balfour, c’est le viol colonial de la Palestine arabe, et rien d’autre » (3).

Bruno Guigue déconstruit ensuite élégamment les mots utilisés en allant porter le fer dans la ^plaie à à savoir le colonialisme européen toujours à la manœuvre et qui voit dans l’occupation raciste selon nous de la Palestine, une façon de sous traiter le job. « (…) Ce qui est au cœur de la Déclaration Balfour, c’est le colonialisme européen dans son affligeante banalité. Elle distingue en effet deux populations qui ne sont pas logées à la même enseigne. La première se voit reconnaître des droits politiques, tandis que la seconde (90% des habitants) est balayée d’un trait de plume. La première est un sujet, la seconde un simple objet. Pour les définir, on emploie la négation. Ce sont des “populations non juives”, et non des populations arabes. Le texte les prive de toute existence positive (.. Que les Arabes conservent leurs coutumes, du moment qu’ils n’entravent pas la marche du peuple juif vers la souveraineté ! Contre les Palestiniens, la Déclaration Balfour a exercé une violence symbolique de longue portée. L’Empire a fondu, mais le sionisme s’est imposé par la force. La violence du texte colonial n’a cessé d’exercer ses méfaits depuis un siècle, culminant en une tentative d’oblitération que seule la résistance du peuple palestinien a pu mettre en échec(3 ).

Nous pourrions y trouver une analogie avec les textes de Camus notamment dans « L’étranger » où l’Arabe c’est ce qui entoure l’européen il n’a pas de visage, c’est le creux de la réalité

Comment est vécu l’évènement du centenaire. Le racisme toujours d’actualité ?
Selon que l’on se place du côté israélien ou de celui des Palestiniens, l’appréciation est différente : « Dans le Jerusalem Post, l’historien israélien Eli Poeh rappelle que la déclaration Balfour n’a pas toujours été aussi largement célébrée dans l’Etat hébreu. Il note que dans les années 90, elle avait quasiment disparu de la conscience collective. Mais la concomitance de ce centenaire, quelques mois après l’anniversaire du demi-siècle d’occupation israélienne en Cisjordanie, souligne une certaine continuité et galvanise chaque position. Pour l’ex-députée israélienne travailliste et politologue Einat Wilf – la place prise par le centenaire côté israélien s’explique, au-delà du symbolisme de l’anniversaire, en réaction à ces campagnes palestiniennes. «Pour beaucoup d’Israéliens, cela revient à remettre en cause l’existence même d’Israël. D’où le besoin de célébrer cette première grande victoire diplomatique, très importante symboliquement, mais qui n’est que ça. Lord Balfour n’a pas créé Israël, ce sont les sionistes, par leurs sacrifices et efforts après le congrès de Bâle, qui l’ont fait.» (4)

« A l’inverse, Aïda Touma-Suleiman, députée de la Liste unifiée, qui fédère les trois grands partis arabes à la Knesset, estime qu’il y a un lien direct «entre la lettre de Balfour et la Nakba [la «catastrophe» en arabe, désignant l’exode et les tueries de Palestiniens en 1948, ndlr]». Elle note que la rhétorique «colonialiste et raciste» de la déclaration Balfour, qui désigne les Palestiniens comme un ensemble épars de «communautés non juives», trouve encore des échos dans la controversée et maintes fois reportée «loi sur la nationalité», qui entend statuer définitivement sur la nature juive de l’Etat israélien et devrait être examinée à la Knesset cet hiver. «Dans les deux cas, les Palestiniens, habitants indigènes de ces terres, sont regardés comme une population inférieure à qui l’on dénie une identité nationale», ajoute-t-elle. Pour Mahmoud Abbas, «Balfour a dépossédé de leurs droits les Palestiniens et initié des décennies de persécution». Le mouvement islamiste Hamas qualifie, lui, la déclaration de «crime du siècle». (4)

Cisjordanie, la cohabitation malgré tout
C’est par ce type de titre que Les médias français font ce qu’ils peuvent pour normaliser le fait accompli. Ils ne tarissent pas d’adjectifs élogieux pour signaler des associations microscopiques de juifs israéliens et de palestiniens qui collaborent ensemble. Ainsi Paris Match nous présente une situation idyllique « tout le monde est beau tout le monde est gentil » : « Chaque jour, des milliers de Palestiniens et d’Israéliens se côtoient dans les territoires occupés. Dans un océan d’hostilité, quelques îlots de conciliation fleurissent. Plusieurs dizaines de voitures, garées en file indienne, bordent la propriété de l’agriculteur Ali Abu Awad en cette fin de journée de juin. Nous sommes au carrefour du Goush Etzion, à quelques kilomètres de Bethléem, au cœur de la Cisjordanie occupée. Ce soir, Ali a rassemblé une poignée de ses amis pour un iftar un peu particulier. Palestiniens et Juifs israéliens vont partager ce repas qui marque la rupture du jeûne, Nous sommes au centre Karama (« dignité » en arabe), un lieu de rapprochement entre Palestiniens et Israéliens, fondé par Ali Abu Awad et ses partenaires colons, membres de l’association Roots (« racines »). Depuis l’été 2014, le groupe tente d’établir un dialogue pacifique entre voisins. « Les colonies sont illégales mais elles sont là. C’est une réalité », explique Ali. (…) Né il y a quarante-quatre ans dans une famille très politisée, réfugiée après la guerre de 1948, le jeune Ali va rapidement marcher dans les pas de sa mère, militante et activiste de l’OLP . Lors de la première Intifada (1987-1993), ils sont arrêtés et condamnés à quatre années de prison. « Nous étions enfermés dans deux centres différents. Après trois ans, j’ai demandé à voir ma mère. Les autorités ont refusé. Nous avons alors commencé ensemble une grève de la faim. Au bout de dix-sept jours, les Israéliens nous ont accordé le droit de nous rencontrer. Quelques mois plus tard, ils seront relâchés dans le cadre des accords d’Oslo. (…) Le déclic survient lorsqu’il entre en contact avec une mère juive qui vient de perdre son fils dans le conflit. Il explique : « Israël a parfaitement réussi à me montrer les tanks, les soldats, les check-points, la violence, mais il aura fallu trente-deux ans pour que je voie pour la première fois des larmes juives. Depuis, Ali n’a cessé d’œuvrer pour la réconciliation à travers la non-violence, et milite pour « une vraie vision, de vraies actions sur le terrain » (5)

L’artiste Banksy organise une « cérémonie d’excuses » en Cisjordanie
Dans l’indifférence générale il y a tout de même des prises de conscience. C’est le cas de L’artiste britannique Banksy : « qui a organisé mercredi une «cérémonie d’excuses» devant son hôtel en Cisjordanie occupée à l’occasion du 100e anniversaire de la déclaration Balfour qui a ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël. Dans une mise en scène surréaliste et sarcastique, une cinquantaine d’enfants palestiniens ont été reçus pour prendre le thé avec une actrice déguisée en reine d’Angleterre. Derrière eux, sur le mur de séparation israélien qui coupe la Cisjordanie, le mot «SORRY» a été gravé, en dessous de «Er» (Elizabeth Regina). Ce centenaire est célébré en Israël, où ce texte est considéré comme un acte ayant encouragé les Juifs à émigrer vers la terre de leurs ancêtres et préfiguré la création de l’Etat hébreu en 1948. Pour les Palestiniens, en revanche, la déclaration marque le début d’une «catastrophe» qui a conduit des centaines de milliers d’entre eux à abandonner leurs maisons lors de la guerre ayant abouti à la création d’Israël et qui s’est poursuivie par l’occupation de la Cisjordanie. «Ce conflit a causé tant de souffrances de tous les côtés. Le gouvernement britannique a déclaré qu’il marquerait «avec fierté» l’anniversaire jeudi, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, invité à participer à un dîner à Londres avec son homologue britannique Theresa May.

Même certains hommes politiques ont montré leurs réticences, c’est le cas de Jérémy Corbin : Nul doute qu’ils sont visés. « Convié à célébrer les cent ans de la déclaration de Balfour, il a décliné l’invitation. Il est depuis accusé d’antisémitisme. une polémique vient d’éclater avec chantage à l’antisémitisme à la clé. L’ambassadeur israélien à Londres Mark Regev a immédiatement réagi sur la BBC en déclarant que « ceux qui opposent la Déclaration de Balfour démontrent quel genre d’extrémistes ils sont » et que « s’opposer à Foyer national juif, c’est penser qu’il faut détruire Israël. » Jeremy Corbyn essuie les attaques du lobby sioniste depuis qu’il a pris la tête du parti travailliste en 2015 ». (7)

La dernière reddition avant la disparition de la Palestine en tant qu’Etat
On apprend que le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir depuis une décennie à Gaza, a cédé mercredi à l’Autorité palestinienne le contrôle des points de passage vers l’Egypte et Israël, Désormais, aux termes de l’accord de réconciliation négocié par l’Egypte, l’Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, doit prendre d’ici au 1er décembre le contrôle total de Gaza. (…) Israël impose un blocus à l’enclave depuis une décennie en citant la nécessité de contrôler le Hamas, qu’il considère –ainsi que l’Union européenne et les Etats-Unis– comme une « organisation terroriste » et contre lequel il a mené trois guerres depuis 2008. Depuis 2013, l’Egypte a également largement fermé sa frontière, accusant le Hamas de soutenir l’insurrection jihadiste qui ensanglante le Sinaï contigu à Gaza. (…) Les principales factions palestiniennes doivent se rencontrer au Caire à la fin du mois pour discuter de la formation d’un gouvernement d’unité. Israël a toutefois prévenu qu’il rejetterait tout gouvernement d’unité comprenant le Hamas, tant que le mouvement islamiste ne désarme pas et ne reconnaît pas le droit à l’existence d’Israël » (8).

Le courage de dire la vérité
Je propose aux lectrices et lecteurs cette sublime vidéo où le droit est affirmé en même temps qu’est dénoncé la manipulation grossière même au sein de l’enceinte des Nations Unies . Ainsi A la veille de la déclaration de Balfour le délégué israélien aux Nations Unies prenant prétexte que l’Unesco a décidé de commémorer l’holocauste, s’est intronisé président de séance et a imposé une minute de silence au nom de la mort de six millions de juifs de la main d’Hitler. Les délégués très gênés ont mis du temps à réagir et à se lever pour certains. La parole fut ensuite donnée à la déléguée cubaine qui a fait une véritable leçon en dénonçant l’amalgame et le hod-up d’une mission dévolue au président de séance qui a laissé faire le délégué israélien. La délégué cubaine au bord des armes a fait un procès en règle de ces procédés et a demandé par souci d’équité au président de bien vouloir permettre l’observation d’une minute pour les victimes palestiniennes. Comme un seul homme les délégués applaudirent longuement et le président s’est rattrapé en déclarant : « bonne comparaison » (9)

Assurément ce ci du cœur de cette grande dame vaut plus que cent discours et surtout a plus de poids que toutes les déclarations sans lendemain aussi bien des biens pensants qui se gargarisent de droits de l’homme – de l’homme blanc dirait l’humoriste Dieudonné- ainsi que les potentats arabes avachis et qui regardent ailleurs pour ne pas indisposer Israël et l’empire

Conclusion
La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon l’accord de septembre 1993 de Washington. Nous en sommes loin. Le 24 septembre 2011, le président Mahmoud Abbas demande officiellement à la tribune des Nations unies l’adhésion de l’État palestinien à l’ONU La demande a été rejetée. On aurait pensé à un Etat binational de tout ses citoyens sans apartheid comme l’avait proposé en leur temps Hannah Arendt ou Martin Buber. Rien de cela ne se fera ! Car Israël se veut un Etat juif, ce qui veut dire qu’à terme, même les Arabes israéliens n’ont pas vocation à rester dans un Etat juif, ce qui ouvre la porte à une autre Nakba..

Un siècle après la Déclaration de Balfour. Rien ne pointe à l’horizon si ce n’est la promesse faite aux Israéliens par Donald Trump pendant les élections de faire transférer l’’ambassade israélienne de Tel Aviv à Jérusalem capitale éternelle d’Eretz Israël D’ici là, de compromission en compromission, il ne restera rien des quelques lambeaux du bantoustan en peau de léopard actuel. Les Palestiniens seraient, alors, bien contents d’être repoussés loin dans le désert du Néguev. Gaza n’est pas loin. Le Grand Israël sortirait du mythe pour s’imposer dans l’histoire.

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1.https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917
2.https://www.romandie.com/news/ZOOM-Un-siecle-plus-tard-la-declaration-Balfour-divise-toujours-Israeliens-et-Palestiniens/858380.rom
3.Bruno Guigue https://www.facebook.com/notes/bruno-guigue/d%C3%A9claration-balfour-la-violence-du-texte/1238286819650104/
4.http://www.liberation.fr/planete/2017/11/01/balfour-cent-ans-d-encre-et-de-sang-au-proche-orient_1607288
5.Michaël Blum Sébastien Leban http://www.parismatch.com/Actu/International/Cisjordanie-la-cohabitation-malgre-tout-1382288
6.http://www.parismatch.com/Actu/International/Centenaire-de-la-declaration-Balfour-Banksy-organise-une-ceremonie-d-excuses-en-Cisjordanie-1383644
7.https://lemuslimpost.com/centenaire-declaration-balfour-corbyn-refuse-diner-netanyahu.html
8.https://assawra.blogspot.fr/2017/11/le-hamas-cede-lautorite-palestinienne.html
9.https://www.facebook.com/712856672200051/videos/872211339597916/



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