Communiqué des 63 Tunisiens en grève de la faim : C'est le cinquième jour de la grève de la faim que nous menons pour défendre notre droit de mobilité et contre l'expulsion forcée de ce qu'ils appellent un abri et qui est en réalité une prison. 

Ni la faim, ni la soif, ni les nausées, ni les vomissements, ni les conditions difficiles ne nous font autant de mal que le silence complice sur la violation de notre droit de circulation, sur les politiques injustes, sur les déportations forcées juste parce que nous sommes des Tunisiens et que notre gouvernement accepte ceci dans des accords non divulgués. Il est douloureux d'être victime de leurs politiques et d'être incriminé à cause de leurs lois.

Nous continuerons notre grève de la faim malgré l'état de santé difficile de certains grévistes de la faim qui ont été emmenés à l'hôpital Sanosalety.

Ceci est un cri contre ceux qui sont injustes envers nous, ceux qui nous ont oublié, ceux qui nous ont poussé à prendre les bateaux de la mort, ceux qui veulent nous déporter de force et ceux qui violent les conventions internationales.

Nous embrassons le front de nos mères et nous leurs demandons pardon.
Nous remercions tous ceux qui nous ont soutenu et qui se tiennent à nos côtés.
  • Non à la déportation forcée 
  • Non à l'expulsion du fait de la nationalité 
  • Oui à la liberté de mouvement


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