Peut-être la vidéo engagée la plus bouleversante que nous ayons traité jusqu’ici. Difficile de la décrire tellement elle nous laisse sans voix. À la fois œuvre artistique à part entière, constituée de dizaines de tableaux animés, et critique acerbe de la société marchande, elle nous plonge brutalement dans les névroses de l’occident.
Embarquer pour un voyage visionnaire à travers l'inconscient fragmenté de l'Occident et, avec courage, affrontez l'ombre. De l'ombre à la lumière.
IN-SHADOW : A Modern Odyssey, c’est donc le titre de ce court métrage indépendant écrit, produit et réalisé par Lubomir Arsov. Comme l’auteur l’indique sous la vidéo, celle-ci fut créée à travers de nombreux sacrifices personnels. C’est un appel urgent envers l’humanité à grandir, insiste-t-il. Au regard de la finesse des images et de la durée du rendu (13 minutes), on imagine toute la difficulté d’une telle réalisation quasi solitaire.


Portrait sombre et satirique du monde industriel moderne, certains diront « capitaliste », le court métrage puise abondamment dans les symboles de très nombreux combats militants depuis la condition animale dans l’élevage jusqu’à la chasse aux réseaux pédo-criminels en passant par l’objectification des femmes et de l’humain dans son ensemble. Plus d’une 40 aines de sujets sont couverts, parfois très discrètement. Rien n’y manque, ou presque. Le résultat est simplement grandiose, tout comme la musique “Age of Wake” de Starward Projections.

On serait presque tenté de finir misanthrope et sous anti-dépresseur après quelques minutes de vidéo, mais ce serait une erreur ! Car si cette simple vidéo peut sembler violente, elle n’est rien comparé à la souffrance réelle d’individus à travers le monde, mais l’auteur nous rappelle cependant que nous avons le devoir d’évoluer, de nous élever, de lutter contre toutes les formes d’obscurantisme pour ériger, un jour on l’espère, un monde serein. Loin d’être qu’une énième critique, c’est une invitation à grandir, personnellement ET collectivement.
“Il est dit qu'aucun arbre ne peut pousser jusqu'au paradis sans plonger ses racines jusqu'aux profondeurs de l'enfer. C.G. JUNG






Source : inshadow.net/

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