A mon avis, et beaucoup de concitoyens en pensent la même chose. La globalisation, comme la démocratie et les soit disant valeurs universelles ainsi que la laïcité est une invention purement occidentale. Pas seulement les arabes et les Musulmans se sentent un peu mal à l’aise quand ces valeur nous sont imposées à sens unique tout en faisant abstraction à nos valeurs millénaires. 

Nos valeurs ne sont ni archaïques ni obsolètes ni conservatrices. L’un des principaux préceptes de l’Islam depuis l’avènement du prophète Mohammed est le Jtihad pas le Jihad. Le Jtihad veut dire la modernité, la remise en question des métaphysiques et surtout la remise en question de soi-même. La réforme des idées, l’amélioration des pensées, l’enrichissement de la culture, le développement des sciences, prévoir et prévenir un meilleur avenir pour l’humanité et pour la planète.

Pour construire un vivre ensemble fraternel, tolérant et humaniste la Belgique doit intérioriser la diversité des cultures et des cultes. Doit sauvegarder la cohésion et l’égalité entre tous les citoyens et tous les résidents quelle que soit leur origine, leur culte ou leur culture. La Belgique doit combattre énergiquement, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et le fascisme.

La vérité universelle n’existe pas, il y a plusieurs vérités. Les valeurs universelles n’existent pas, il y a plusieurs valeurs. Ce qu’il faut mettre en valeur c’est le respect mutuel. Ma religion, ma culture et mes valeurs ne sont ni meilleures ni pire, elles sont tout simplement différents de celles de l’Occident. Notre univers n’est qu’un petit village où nous pouvons tous vivre en parfaite harmonie comme dans un champ de fleurs. Toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les sortes font la beauté du paysage. C’est comme un puzzle, il faut toutes les fleurs pour compléter le tableau. Les fleurs vivront ensemble dans la solidarité et l’entente. Elles subiront ensemble les intempéries, la chaleur de l’été, le froid et la brise de l’hiver. C’est la seule et unique manière d’avoir un sens d’une vie dans un univers pacifique, plein d’espoir et d’espérances.

Soyons comme les fleurs, diverses et diversifiées. Échappons au conformisme et à l’uniformisation en instituant le droit inaliénable à être différent, à penser différemment, à se vêtir et à manger différemment, à s’exprimer dans des langues différentes, à prier différemment mais à partager ensemble la liberté, l’égalité, les devoirs et les obligations, le droit et la justice, la joie et le bonheur, enfin construisons une histoire et une mémoire ensemble.

Le repli identitaire
Actuellement, nous survivons dans un monde devenu fou et complexe à comprendre et nous subissons aussi les conséquences dramatiques des différents événements et différentes guerres au Moyen Orient et ailleurs. Les retombées sur nous nous obligent à devenir des spectateurs impuissants devant notre petit écran en tant que témoins en direct, contemplant la destruction et la dévastation de villes et villages, d’hôpitaux et d’écoles, de maisons et d’infrastructure, ayant comme conséquences néfastes et perpétuelles, l’exil de centaines de milliers de famille fuyant la guerre, la violence et la faim.

Notre monde actuel, sans clémence, vit une dualité invraisemblable mais réelle. D’un côté beaucoup de scientifiques créent du progrès dans presque tous les domaines pour aider l’humanité toute entière et, de l’autre côté une folie meurtrière s’est répandu comme un virus avec un seul but la destruction, en particulier de pays arabes, Irak, Syrie, Libye, Liban par une force de frappe et une machine de guerre modernes et sophistiquées mais très efficace dans la destruction massive.

C’est quant même paradoxal, on nous dit que la mondialisation est un mal nécessaire pour le sauvetage de notre race humaine et de notre planète. Et, en même temps les mêmes prédicateurs de ce message pacifique sont en train de détruire l’autre moitié de la planète.

C’est quant même une contradiction flagrante, au moment de la mondialisation, de la globalisation, de la modernité et de l’internationalisation, on commence à refermer les frontières, à construire des murs et l’Europe n’est plus une simple forteresse. L’Europe de demain sera un continent plein de forteresses. Adieu à la liberté de circulation et, à la démocratie, fraternité, solidarité, justice et aux droits de l’homme. Pour couronner de succès la mondialisation, bonjour l’intégrisme, le radicalisme, l’extrémisme, le nationalisme, l’ethnocentrisme, l’eurocentrisme, l’intolérance et le fascisme. Et pour enfoncer le clou, les victimes sont pointés du doigt, les victimes sont culpabilisés, comme étant à l’origine de tous les maux. L’histoire se répète et l’amnésie se propage.

Et, comme cerise sur le gâteau, la société européenne vit une frustration, intolérance, communautarisme, racisme, xénophobie, islamophobie et s’enlise doucement mais sûrement dans un repli identitaire en porte-à-faux avec les valeurs occidentales. Justement, au moment de privilégier d’aller à la rencontre de l’autre, de l’autre culture, de l’autre religion et le moment de promouvoir la tolérance et le vivre ensemble, en construisant un avenir meilleur tout en instituant un dialogue interculturel, intergénérationnel et interreligieux pour la compréhension de l’autre et pour le rapprochement des peuples.

Fait à Bruxelles, le 15 novembre 2015

Sarie Abdeslam




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