L’ Algérie, du 12 u 17 avril 2014, l’Égypte, entre le 15 et le 19 mai 2014, la Turquie du 31 juillet au 3 août 2014 et, ce week-end, la Tunisie, ont permis à leurs ressortissants nationaux, résidents l’étranger, de participer physiquement à l’avenir de leurs nations

Ces nations ont ainsi démontré l’importance que revêt la participation de l’ensemble de leur population et ce, quels que soient les lieux de résidence la logistique n’est donc pas un obstacle valable à la mise à l’écart de leur diaspora.

Aujourd’hui, la Tunisie, dans la continuité de son évolution démocratique, a mis en évidence, de manière factuelle, et non par des rhétoriques, la valeur des membres de sa diaspora pour la construction de leur nation, en tant qu’architectes et prescripteurs d’un avenir commun.

Les « T.R.E » ont donc pu élire, dans 387 bureaux de vote repartis dans le monde, leurs 18 parlementaires qui pourront ainsi défendre leurs intérêts aux côtés de leurs collègues élus sur le territoire de leur nation.

Les disfonctionnements, apparemment constatés dans certains bureaux de vote, notamment des problèmes d’inscriptions sur les listes électorales, ne doivent pas servir d’arguments aux détracteurs de notre participation effective, mais plutôt nous permettre d’anticiper et d’améliorer le processus, fin d’être, une nouvelle fois, une nation exemplaire.

Le mode et les moyens mis en œuvre lors d’une élection pour une nation, indiquent, de manière explicite, la volonté de celle-ci dans l’implication des populations. L’échec du vote par procuration aux législatives 2012 a largement démontré leurs limites et le vote par voie électronique n’est utilisé, dans toutes les nations démocratiques, que de façon palliative et complémentaire. Seul le vote par bulletin secret dans une URNE peut être considéré comme un acte de réel CITOYENNETÉ.
L’urne reste un outil fédérateur, car il permet l’électeur de se mobiliser pour une cause appelée CIVIQUE.
L’urne reste un procédé qui permet à l’électeur de se mobiliser et de valider un acte appelé CITOYEN.
L’urne reste un dispositif qui permet à l’électeur de se mobiliser et de valider un choix appelé POLITIQUE.
L’urne reste un principe qui permet à l’électeur et à sa f mille, dans un moment de communion, de se mobiliser et de f ire un choix pour l’avenir de la nation, appelé PATRIOTIQUE.

Exonérer une partie de sa population de cet acte fondateur, c’est l’amputer de ces quatre principes essentiels pour une démocratie, son sens CIVIQUE, CITOYEN, POLITIQUE et donc PATRIOTIQUE.

Nous, Marocains qui résidons à l’extérieur de notre nation d’origine, sommes fiers d’avoir participé à l’élaboration et, par le vote physique, à l’approbation de notre nouvelle constitution qui a permis cette transition dans l’apaisement. Cette même constitution qui permet, aujourd’hui, aux parlementaires actuels, d’élaborer les lois qui construisent notre futur pays.

Aujourd’hui, 3 formations politiques, une de la majorité PJD, et deux de l’opposition USFP et ISTIQLAL, ont déposé des projets de lois, en plus d’un certain nombre d’associations et de collectifs MRE qui ont effectué un réel travail d’élaboration de projet législatif, largement diffusé et envoyé aux différents partis politiques.

Il est évident que les prochaines semaines seront décisives ; et nous en appelons à NOTRE Chef du Gouvernement, à NOS ministres, à NOS secrétaires généraux des partis et aux parlementaires (nous ne pouvons pas encore écrire NOS parlementaires) de prendre toute la mesure des décisions d’avenir, car il y va du sentiment d’exclusion ressenti par notre composante et vivement exprimé lors de réunions ou débats en direction des MRE, en présence des autorités ou représentants nationaux.

Nous demandons à l’ensemble de la classe politique marocaine d’être plutôt à l‘écoute et de répondre à la volonté du PEUPLE MAROCAIN qui réside à L’ÉTR NGER et qui s’est déjà largement exprimée le 1er juillet 2011.

Une nation démocratique ne peut et ne doit procéder à l’EXCLUSION d’une tranche de sa population !

Salem FKIRE

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