Outre le déploiement d'une conception plus que jamais sélective du jus gentium (droit des gens) via l'omnipotence du Conseil de sécurité des NU, la post-modernité néolibérale s'apprête à enterrer les partis politiques partout dans le monde.

Parce que partout dans le monde, le marché a vaincu la démocratie. La Mecque de la démocratie qu'est la Grèce en a fait la douloureuse expérience.

Même les leaders politiques se passeront de plus en plus allègrement des partis politiques pour s'emparer de la magistrature suprême. Les cas de Trump et Macron renseignent sur cette tendance à user de l'outil sociologique pour capter, amplifier et caresser dans le sens du poil les penchants machiavéliques et autres instincts primaires de la vox populi.

Les technologies de la communication, loin de consacrer le rôle d'interfaçage traditionnellement joué par les partis politiques, assurent aujourd'hui aux lobbys et aux sociétés civiles une visibilité foudroyante. C'est ainsi que la parole chauviniste s'est libérée au mépris des règles universelles du vivre-ensemble.

Arrivera donc un jour pas si lointain que cela où la faillite des partis sera consignée constitutionnellement et institutionnellement partout dans le monde.

D'ores et déjà, le rôle de l'Etat a été minoré et réduit à une peau de chagrin, c'est-à-dire aux tâches "bassement sécuritaires". Du coup, l'homme politique n'est plus ce visionnaire doté de pouvoirs directs et de volontarisme. Il n'est plus que le larbin des marchés.

Par ailleurs, le triomphe de la post-modernité passe désormais par la sur-individualisation assurée par les réseaux sociaux et donc par la suprématie de la seule sociologie sondagière qui produira les élites politiques et les top managements.

Adieu les partis où l'on formait le citoyen de père en fils ! Adieu la démocratie de papa !

Abdessamad Mouhieddine
Anthropologue, journaliste, écrivain, poète ...
Source FB



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