Les philosophes médiatiques donnent vraiment une sale image de la vie (Bernard Henri Levy, Alain Finkelkraut, Michel Onfray et autres). Ce sont ceux qui, en s’appelant philosophes, ils sont sensés pouvoir apprendre au commun des mortels comment vivre une belle vie.

Alors que ce sont des gens tristes, aigris, avec un égo immense, qui ont bien du mal à sortir du petit monde artificiel qu’ils ont construit dans leur tête, et qui est bien plus limité que l’étendue de la réalité parce qu’il n’inclut jamais le cœur.

Antoine de Saint-Exupéry disait qu’on voyait mieux avec le cœur. Mais ces gens-là ne voient qu’avec leur tête. Et c’est peut-être pour ça qu’on peut apprendre davantage de la vie du moindre paysan Cambodgien, du moindre caissier chez Lidl, même du moindre SDF alcoolique, a condition qu’il ait vraiment vécu, qu’on peut en apprendre de ceux-là.

Et ce qui est vrai pour les philosophes est vrai aussi pour les religieux.

Dans chaque religion, il y a deux types de gens :
  • D’un côté tu as ceux qui voient le monde avec leur tête, mais pas avec leur cœur. Ils t’expliquent comment tu devrais vivre. Ils condamnent, ils jugent, et franchement... ils ne donnent pas vraiment envie de devenir comme eux tellement ils sont tristes, coincés, et méprisants. Ils sont un peu comme les philosophes médiatiques, rabougris dans leur petit univers rigide pas du tout représentatif de la réalité parce qu’il se limite avec ce qu’on voit avec la tête.
  • De l’autre côté, tu as ceux qui ont exactement la même religion, mais qui la vivent aussi avec leur cœur plutôt que seulement avec leur tête. Et au lieu d’être triste, leur monde est beau, accueillant, bienveillant et plein de compassion.
Peu importe qu’on soit Juif ou Athée ou Musulman ou Chrétien ou Raëlien, ou adepte d’une philosophie ou d’une autre, c’est toujours la même chose :

Même la plus belle des idées, elle peut être rétrécie, vidée de sa saveur, conservée de façon inerte comme dans du formol, et réduite à des règles morales que ceux qui prêchent ne sont même pas capables d’appliquer.

Alors que ceux qui vivent vraiment les principes de cette religion ou philosophie, ce sont les plus petits, ceux qui sont jugés comme insignifiants par tous ces gens rigides, ceux vers lesquels ils ne daignent même pas porter un regard.

Dans le Christianisme, il y avait des inquisiteurs qui brûlaient les hérétiques sur des bûchers, et d’autres qui vont s’occuper des lépreux au risque de leur vie.

Dans l’Islam, il y a des gens qui décapitent des enfants, et d’autres qui abandonnent tout pour dédier leur vie à venir en aide aux paumés de la vie.

Dans le Bouddhisme, il y a des gens qui brûlent des villages avec leurs habitants dedans, et d’autres qui recueillent les enfants orphelins et même les chiens et chats abandonnés dans leurs temples.

Et dans la philosophie moderne, il y a des gens qui ne savent transmettre que de l’aigreur et qui t’apprennent à te crêper le chignon le plus vicieusement possible avec ceux qui ne partagent pas ton point de vue sur des détails dérisoires, et d’autres (moins médiatiques hélas) qui t’apprennent à prendre autant de plaisir à vivre qu’on en prend à danser ou à chanter.

Selon qu’on vive sa philosophie avec la tête ou avec le cœur, on l’éteint ou on l’allume. On l’active ou on la désactive. On la limite à une liste de petites règles étriquées, ou bien on s’en sert pour donner un sens à sa vie.

La vraie différence, au-delà des apparences, des styles vestimentaires et des rituels, ce n’est pas la philosophie ni la religion qu’on a, mais le choix qu’on fait de la vivre avec sa tête, ou bien de la vivre avec son cœur.

C’est tellement joli avec des fleurs dedans que ça en devient kitsch, donc j’arrête là.











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