Tout a commencé par l’envoi d’une missive le 16 septembre depuis les locaux des renseignements généraux, la direction des ressources humaines du conseil régional était sommé d’indiquer « si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne. Dans l’affirmative pouvez-vous me dire si certains d’entre eux ont demandé des aménagements d’horaires ou de service pour pratiquer leur religion.

Si j’ai bien compris, on doit ficher tous les non Chrétiens. Et, plus particulièrement les Musulmans. Qu’ils soient salafistes, Chiïtes, sunnites, hanbalites, libéraux ou socialistes, Français de souche ou Européens.

D’une manière ou d’autre, le fichage ponctuel et toléré a toujours existé en France, mais jamais généralisé ni institutionnalisé. Aujourd’hui, crise oblige c’est différent. On veut légiférer, réglementer, normaliser et banaliser la rafle d’étrangers, le contrôle quotidien, le fichage à outrance, la chasse au basané et au non Chrétien –religion de l’Etat- avec l’instrumentalisation du fameux EDVIGE renommé depuis EDVIRSP.

Depuis déjà plusieurs années, l’Etat français a mené une politique agressive vis-à-vis des étrangers même ceux installés depuis de longues années ou ceux nés en France. Des années durant, la France a discriminé, différencié, isolé, culpabilisé une partie de la population. L’apartheid qu’on croyait disparu à jamais est en train de renaître de ses cendres et de s’organiser dans un pays jadis reconnu comme défenseur des droits de l’homme.

Pratiquement tout le monde s’est indigné et les réactions ne se sont pas fait attendre :
«Le Cercle des Décideurs Musulmans réitère sa demande d’audition auprès du Président de la République. A la suite de la vive indignation suscitée par l’envoi du mail sollicitant des informations sur les pratiques religieuses des agents autres que chrétiens, les membres du Cercle des Décideurs Musulmans ont été contactés par le cabinet de Madame la Ministre de l’Intérieur, le vendredi 3 octobre, alors qu’ils donnaient une conférence de presse. L’invitation à se rendre à Paris a été déclinée dès lors qu’une affaire aussi grave ne saurait être traitée que par les plus hautes instances de l’Etat, et non par un fonctionnaire fut-il directeur adjoint. Le Cercle des Décideurs Musulmans réitère sa demande d’audition auprès du Président de la République et entend relayer cette demande auprès de Monsieur le Préfet de la Région Rhône-Alpes.»
Malheureusement, le radicalisme n’est pas propre à l’Islam. Il y a des fanatiques et des extrémistes chez toutes les religions. Alors, le Préfet et son chef suprême doivent lutter contre tous les radicalismes et tous les extrémismes et surtout commencer au seuil de leurs portes.

Enfin, on ne va pas me faire croire qu’il s’agit d’un acte isolé. En tout cas un blâme ou une mutation pour une faute aussi grave n’est pas assez, c’est la révocation des responsables qui s’impose et des excuses publiques du plus haut fonctionnaire de l’Eta.

Sarie Abdeslam




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