Ils sont trop mignons. Trois petits chatons des sables sauvages ont été filmés par une équipe de chercheurs dans le Sahara, au Maroc. D’après ces scientifiques spécialisés dans les félins, c’est la première fois que cette espèce est filmée de la sorte en pleine nature.

La vidéo, tournée lors d’une expédition au mois d’avril, a été publiée dimanche dernier. Le groupe de chercheurs du « Sand cat Sahara team » a eu la chance de capter en vidéo quelques instants de la vie de trois petits chatons des sables à l’état sauvage. « C’est, à notre connaissance, la première vidéo de petits de cette espèce à jamais enregistrée dans la nature ! », assure les scientifiques, qui ont déjà publié sur le sujet dans la revue Cat news, spécialisée dans l’étude des félins.
De petits félins « très peu étudiés »

« Alors que les chercheurs rentraient au camp lors de la dernière nuit de leur expédition, ils se sont retrouvés nez-à-museau avec trois petites créatures poilues cachées sous une touffe d’herbe vivace », raconte Le Huffington Post. Qui s’est entretenu avec Grégory Breton, un des membres de l’équipe scientifique, patronnée par le Haut-commissariat marocain aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLD).


D’après les chercheurs, les petites boules de poils avaient entre trois et six mois. « Ils ont pu les filmer et les photographier alors que leur attention était portée sur une gerbille, un de leur repas favori », précise Le Huffington Post Maroc.

Pour mettre toutes les chances de son côté, le groupe de scientifiques a longuement étudié la sous-espèce Felis margarita margarita, qu’on appelle plus communément « chat des sables » ou « chat du désert ». Ils se sont concentrés sur une superficie de 3400 kilomètres carrés du désert du Sahara, sur les conseils et les observations des habitants de la région.
« C’est un petit félin qui était très peu étudié, on a peu d’information sur sa vie, son écologie, sa biologie… C’est ce qui a motivé notre recherche », explique Grégory Breton.
Vers un programme de conservation pour cette sous-espèce ?
L’équipe a, par ailleurs, pu capturer 13 animaux pour leur mettre des colliers-émetteurs, pour collecter des données sur ces animaux « rares et vulnérables », selon les mots de Abderrahim Essalhi, directeur zoologique et vétérinaire dans le jardin zoologique national de Rabat, interrogé aussi par Le Huffington Post Maroc. « Les résultats obtenus par l’équipe en cinq petites expéditions dépassent allègrement les résultats obtenus par d’autres chercheurs dans le monde », souligne-t-il.
« Cette étude a une ampleur internationale et pourrait avoir de bonnes retombées pour la notoriété de tous les acteurs impliqués dans ce projet », ajoute Abderrahim Essalhi, avec l’espoir qu’un programme de conservation de cette sous-espèce pourra être mis en place.
À l’occasion de cette avancée, les spécialistes tiennent aussi à démentir les rumeurs selon lesquelles les chats du désert conservaient un aspect de « chaton », même à l’âge adulte. « J’ai vu ça récemment dans une vidéo et c’est complètement faux, affirme Grégory Breton. À l’âge adulte, ils ne conservent plus les mêmes proportions, musculairement ils changent, leurs yeux aussi, leur visage… »



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