Nous avons reçu de l’universitaire et chercheur en migrations, M. Abdelkrim Belguendouz, un démenti et des précisions au sujet de propos qui lui ont été attribués par un magazine de la place. En voici le texte :

«Le numéro 47 du magazine «Actuel-Maroc» consacre un dossier au bilan du gouvernement actuel, à la veille de la présentation de son bilan de mi-parcours dans les deux Chambres du Parlement. Dans ce cadre, j’ai été sollicité à travers un entretien téléphonique de donner mon point de vue sur l’action du ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la communauté marocaine à l’étranger et uniquement sur ce ministère.

Je confirme ce que j’ai dit mais qui n’a été rapporté que partiellement, à savoir que la mise en place à la mi-octobre 2007 de ce département à caractère transversal et multidimensionnel est une avancée considérable au plan politique, organisationnel et institutionnel, contrairement au gouvernement d’alternance consensuelle qui avait pratiquement ignoré ce dossier stratégique d’intérêt national, ou bien au gouvernement Jettou qui comprenait certes une ministre déléguée chargée des Marocains Résidant à l’Etranger, mais sans ministère, sans budget propre et sans organigramme.

De plus, tous les moyens financiers sont donnés aujourd’hui à ce département pour mener son action multiforme. Il en est ainsi du lancement du processus de mise en place de 5 centres culturels marocains à travers le monde.

Mais si le département est déjà passé à l’acte pour concrétiser les mesures insérées dans le plan d’action ambitieux 2008-2012, adopté en février 2008 par la commission interministérielle chargée des MRE et présidée par le Premier ministre, il manque encore à notre sens une vision et une stratégie d’ensemble qui donnera du sens au plan d’action.

Par ailleurs, la réforme du champ institutionnel s’occupant de la communauté marocaine résidant à l’étranger reste encore indispensable pour plus de cohérence et de complémentarité entre les divers intervenants.

Ensuite, la dimension politique proprement dite devait, à notre sens, être intégrée, en prévoyant, à l’horizon 2012, la concrétisation pour les citoyens marocains à l’étranger du droit de vote et d’éligibilité à la Chambre des Représentants, à partir des circonscriptions électorales législatives de l’étranger.

Par contre, je n’ai émis aucune appréciation concernant d’autres secteurs tels la Santé ou bien l’Enseignement et je suis fort étonné que le magazine m’ait attribué une longue citation sur ces domaines.

Enfin, si le débat démocratique est légitime, je me démarque et me désolidarise totalement des invectives à titre personnel contenues dans ce dossier.

A notre sens, la question qui se pose est celle de savoir comment certains départements ministériels doivent faire plus et mieux et comment par ailleurs relever le niveau du débat politique dans notre pays, sans tomber dabs l’invective personnelle et la manipulation médiatique de certains organes de presse».

Abdelkrim Belguendouz
Universitaire à Rabat, chercheur en migration




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