Les exportations algériennes d’hydrocarbures deviennent de plus en plus difficiles. Alors que les prix ne cessent de chuter, les capacités d’exportation du pays deviennent, elles, aléatoires. C’est notamment le cas du gaz.

Principal client de l’Algérie, l’Europe regarde désormais vers d’autres sources d’apprivionnement. Ainsi, les Etats-Unis d’Amérique se placent comme nouveau fournisseur de leurs alliés européens, grignotant ainsi les parts de l’Algérie (3ème fournisseur de l’EU avec 15%).

Les Américains vont également concurrencer la Russie –le plus grand exportateur- et la Libye. Mais c’est surtout l’Algérie qui va être touchée puisque le marché européen est son marché le plus proche.

C'est encore la faute du Maroc ! 
Autre difficulté pour les exportations algériennes : le Maroc a signé avec une société anglaise un contrat d’exploitation de gaz de schiste. Il est vrai que notre voisin de l’Ouest ne dispose pas de beaucoup de réserves. Mais les quantités qui vont être produites vont l’être au détriment de celles de l’Algérie.
Ces difficultés, qui ne dépendent pas de la seule volonté de l’Algérie, s’ajoutent donc à des soucis d’ordre interne. Ainsi, de l’aveu même de Moumen Ould-Keddour, le PDG de Sonatrach, l’Algérie arrive «difficilement» à honorer ses engagements internationaux. La raison est que la demande interne explose, ce qui réduit les quantités destinées à l’exportation. L’autre raison est que les capacités de production de la Sonatrach sont difficiles à développer à cause, notamment, des décisions politiques prises à l’époque de Chakib Khelil.

Rania Aghiles







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