DISCRIMINATION : L’étude «Emploi, chômage, revenu du travail» publiée ce mardi par l’Insee pointe la situation plus défavorable des descendants d'immigrés maghrébins sur le marché de l’emploi...

Chômage plus élevé, salaires plafonnés… Les descendants d’immigrés maghrébins sont en situation « défavorable » face à l’emploi,selon une étude de l’Insee publiée ce mardi.

Une insertion difficile sur le marché du travail
Les hommes descendants d’immigrés maghrébins ont, dès leur entrée sur le marché du travail, des taux de chômage supérieurs à ceux des hommes sans ascendance migratoire, souligne l’édition 2017 « Emploi, chômage, revenu du travail ».

Cet écart est de 20 points durant les dix années qui suivent la fin des études. Il se réduit progressivement à onze points au-delà de 30 ans d’ancienneté sur le marché du travail.

Les différences de diplômes, d’ancienneté, de situation familiale et de lieu de résidence entre les hommes des deux groupes « expliquent moins de la moitié » de l’écart du taux d’emploi, selon l’Insee.

Cet écart provient « principalement des difficultés que rencontrent » ces hommes « à trouver un emploi lorsqu’ils sont actifs, à caractéristiques similaires ».

« Plafond de verre » au sommet de l’échelle salariale
En termes de rémunération, les hommes descendants d’immigrés maghrébins « semblent se heurter à un "plafond de verre" au sommet de l’échelle salariale », ajoute l’Insee.
Ainsi, les 10 % des descendants d’immigrés maghrébins les mieux rémunérés perçoivent 18 % de moins que les 10 % des hommes sans ascendance migratoire les mieux payés.

Les femmes descendantes d’immigrés sont plus souvent inactives que les femmes sans ascendance migratoire, mais lorsqu’elles sont actives, elles rencontrent des difficultés moindres pour accéder à l’emploi que les hommes.

Le « plafond de verre » existe aussi chez les femmes, mais à des salaires de rang plus élevés que chez les hommes, souligne l’Insee.

Qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, la probabilité pour ces salariés d’accéder à un salaire mensuel supérieur à 3.000 euros est plus faible que pour ceux sans ascendances migratoires.
Des travailleurs moins diplômés

Globalement, les descendants d’immigrés maghrébins sont moins diplômés. Quelle que soit l’ancienneté de sortie de formation initiale, la part de diplômés du supérieur parmi eux est inférieure de plus de dix points par rapport à celle des personnes sans ascendance migratoire. La part des non-diplômés est supérieure de dix points.

Autre point mis en avant : ils sont plus jeunes, puisque 31 % ont terminé leurs études depuis moins de dix ans, contre 21 % parmi les personnes sans ascendance migratoire. Et 13 % les ont terminées depuis 30 ans ou plus, contre 31 % pour les personnes sans ascendance migratoire.

L’étude porte sur la période 2013 à 2016, sur les personnes âgées de 18 à 59 ans ayant terminé leurs études et vivant en France métropolitaine.




















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