L'opération militaire italienne en Libye a été déjà approuvée par le Conseil des Ministres Italiens. Le Président du Conseil en discutera aux commissions intéressées. Il s’agit d’une opération militaire de soutien aux gardes cotes libyennes à l’intérieur des eaux territoriales libyennes suite à la demande de l'un des trois Gouvernements Libyen (celui de Al Serraj). 

L’Italie utiliserait donc – à partir du 1 aout 2017 – deux bateaux militaires engagés aujourd’hui à l’extérieur des eaux libyennes dans l’opération Mare Sicuro (une opération qui a comme mission celle de la sécurité de la région, pas du tout celle de la migration). L’Italie ne prendra pas à bord des migrants, et si sera obligé à le faire les transbordera dans un bateau libyen avant de rejoindre le côtes libyennes. 

Il est évident que de cette façon il y a une tentative de contourner le principe de non refoulement auquel l’Italie a l’obligation (et en violation  avec les accords en vigueur). Il est intéressant aussi de voir que dans le Code de Conduite que le Gouvernement veut imposer aux Ong qui interviennent en mer, il y a l'interdiction de transbordage. Mais si c’est l’Italie qui le fait, l’accusation de refoulement est alors accepté. 

L’opération devrait commencer très rapidement, le 1 aout. Les bateaux sont prêts, mais cela semble irréalisable car le “projet” italien prévoit des centres d’accueil à l’arrivée aux ports libyens gérés par l’UNHCR et OIM. 

L’Italie – et les institutions européennes qui soutiennent l’opération – semblent ne pas se préoccuper de l’effet boomerang sur un processus de stabilisation d’un pays déjà très fragile. Ce n’est pas par hasard que Serraj aurait d’abord nié d’avoir demandé à l’Italie d’intervenir pour ensuite le confirmer et que Haftar vient de faire circuler une note où dénonce cet accord et menace de considérer toute intervention militaire de l’Italie dans les eaux territoriale libyennes comme une violation de la souveraineté du pays. 

Une partie de la mission sera financé avec les fonds déjà alloués à l’opération Mare Sicuro et en partie seront surement financé par les 46 millions de Fonds Fiduciaires que la Commission Européenne a annoncé le même jour de l’annonce de la mission. 

Traduction automatique depuis : repubblica.it/






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