En France laïque, la chasse au soi-disant habillement islamique s’est déclarée officiellement ouverte. Alors, à la va-vite en 2004 une loi va être votée à l’unanimité qui interdira le port de signes religieux ostentatoires. A ce moment on visait particulièrement le voile. 

Quatre ans plus tard, sur base d’un cas particulier d’une seule femme sur plus de 2 millions de Musulmans qui vivent en France, le Conseil d’État va statuer le 27 juin 2008 par un Arrêt (Pour lire le texte de cet Arrêt : conseil-etat.fr/) qui va confirmer une sentence de refus d’accorder la nationalité française à une marocaine qui porte la burqa (accoutrement à la mode en Afghanistan).

D’un cas particulier on fait une affaire nationale voir internationale, pour l’apposer sur le dos des Musulmanes et des Musulmans de France et, pour les accuser encore une fois d’atteinte à la liberté de conscience, du mauvais comportement en société laïque, et à l’atteinte aux fondements de la laïcité.

Pourtant, en France comme au Maghreb, il y a autant de femmes soumises que d’hommes soumis. Et il y a également autant de maris et d’épouses qui se respectent et qui s’estiment mutuellement. L’égalité entre les sexes est un problème universel et pas un problème lié uniquement à la religion islamique qui est stigmatisé systématiquement à chaque fois qu’une femme insolite ou excentrique (rigoriste, salafiste ou extravagante) ose défier la société française et choquer les aficionados de la laïcité républicaine.

L’Islam français, les Français musulmans et les Musulmans de France n’ont rien à avoir avec cette femme ni avec sa tenue vestimentaire qui vient d’un autre monde.

Personnellement, le foulard j’assume, la Djellaba je reconnais, la Kandoura je tolère, mais la Burqa je réfute, je conteste, je proteste et je m’y oppose carrément et absolument, dans le passé, aujourd’hui et dans l’avenir, en Europe ou au Maroc. Enfin, je désavoue et récuse tout amalgame et toute confusion entre Islam et la Burqa comme je proteste énergiquement contre toute confusion entre Islam et terrorisme.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 20 juillet 2008




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