Des débats, des prises de paroles, des concerts de soutien et une marche de protestation… Dix ans jour pour jour après la mort de Lamine Dieng, 25 ans, décédé dans un fougon de police après une interpellation musclée, le collectif Vies volées et les proches du jeune homme organise une journée de commémorations, ce samedi 17 juin, à Belleville (XXe). 
« Une mobilisation pour mettre un terme à l’impunité des violences meurtrières des forces de l’ordre », indiquent les organisateurs du rassemblement.
Le drame s’était déroulé dans la nuit du 17 juin 2007 au coeur du quartier des Amandiers. Appelés pour une affaire de tapage nocturne, les policiers avaient interpellé Lamine Dieng… dans des circonstances très mouvementées. Sous l’emprise de cocaïne et de cannabis, le jeune homme très agité avait été maitrisé par plusieurs policiers (8 au total étaient intervenus cette nuit là) dont certains appelés en renfort.

Plaqué au sol, porté dans le fourgon face contre le sol, puis entravé par des policiers agenouillés sur son dos, Lamine Dieng était mort dans le véhicule des forces. L’enquête de l’IGS (la police des polices) avait conclu à une mort naturelle par arrêt cardiaque, peut être due à une surdose de cocaïne. Mais une expertise médicale réalisée dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte un mois après les faits, indiquait que Lamine Dieng était mort d’une « asphyxie mécanique par suffocation » liée au plaquage ventral qu’il avait subi.

Les 7 ans d’instruction judiciaire, durant laquelle les policiers ont été placés sous le statut de témoins assistés, se sont soldés par une ordonnance de non-lieu en 2014. Non-lieu confirmé en appel un an plus tard. La Cour de cassation, saisie par la famille de Lamine Dieng, devrait rendre sa décision dans les prochains jours.

En attendant, les proches du jeune homme appellent à un rassemblement ce samedi à partir de 10 h 30, devant le 58, rue des Amandiers où le documentaire « que dire à Lamine ? » sera projeté. Une marche dans tous le secteur du bas-Belleville débutera à 14 heures avant une série de concerts à partir de 18 heures, en présence notamment de Jo le Phéno, « sulfureux » rapper du quartier des Amandiers.

leparisien.fr


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