Le parquet de la cour d’appel d’Al Hoceima a décidé la prolongation de la durée de la garde à vue de Nasser Zefzafi pour un complément d’enquête au siège de la BNPJ de Casablanca. Outre l’agression commise contre un imam de la mosquée Mohammed V et l’interruption du prêche et des prières, d’autres lourds soupçons pèsent sur lui.

Selon plusieurs organes de presse, les enquêteurs ont présenté à Zefzafi et ses amis des éléments compromettants, notamment leur participation directe aux sanglants événements de la ville d’Imzouren le 26 mars dernier et au cours desquels, Zefzafi et compagnie auraient sciemment tenté de provoquer le chaos en saccageant et en incendiant des biens publics et privés sur instigation de plusieurs personnes établies à l’étranger.

D’après ces mêmes sources, des enregistrements sonores ont été présentés aux prévenus prouvant leur collusion avec des barons de la drogue notoires, notamment l’ex-député Said Chaôu qui s’est évadé dès que des éléments de son réseau ont été arrêtés. Depuis, il a constitué en Europe un cartel qui a pour objectif de déstabiliser la situation dans la région du Rif.

Zefzafi et ses amis sont soupçonnés d’avoir collaboré avec les personnes d’origine rifaine qui se sont réunies les 20 et 21 mai à Madrid et qui ont établi un plan visant à provoquer des affrontements sanglants avec les forces de l’ordre en vue de faire des victimes et par là même créer les conditions d’une internationalisation de l’affaire.

Si ces accusations sont retenues, les prévenus seront transférés à la Cour d’appel de Salé spécialisée dans les affaires de terrorisme.

A noter, que le procureur d’Al Hoceima a rejeté la demande des avocats qui se sont portés volontaires pour soutenir Zefzafi de pouvoir prendre contacts avec les prévenus à ce stade de l’enquête.

T.J.
lesiteinfo.com/









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